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« Nos scénarios intérieurs forment un théâtre intérieur projeté dans le monde extérieur sous forme de ce que nous pourrions appeler un hologramme actif, susceptible d’aimanter les personnes et situations correspondant aux configurations relationnelles qui nous composent.

Certains personnes ont des projections tellement puissantes qu’elles peuvent donner la sensation de toujours trouver matière à consommer d’autres vies humaines qui se font happer dans leurs filets. De nombreuses formes de relations d’emprise existent, dans les vies privées et sociales, certaines ayant des apparences très séductrices bien qu’elles laissent souvent un sentiment de malaise, qu’il y a quelque chose qui cloche.

Une des manières de s’en dégager est de pratiquer un retrait des investissements que nous mettons en oeuvre en écho à ces emprises ou pour nous en protéger. Car résister à la puissance psychique de certaines personnes et aux places qu’ils nous assignent depuis leur théâtre intérieur peut pomper une grande énergie, paralyser et donner le sentiment d’être complètement dévitalisé. Nous sommes parfois obligés de côtoyer ces personnes pour des raisons familiales, scolaires ou sociales.

Une des bases du retrait des projections et des investissements est de savoir se poser tranquillement, de fermer les yeux, de prendre conscience de la forme de son corps (du schéma corporel) et de respirer en ramenant constamment et doucement notre conscience dans notre corps si jamais nous nous égarons dans des pensées diverses.

Une pratique de 5 ou 10 minutes par jour relève d’une hygiène psychique et relationnelle bénéfique. Elle permet de développer une meilleure clarté des perceptions et de nos capacités d’analyse des scénarios psychiques dans lesquels nous sommes engagés de gré ou de force. Cette pratique génère une sagesse, liant émancipation, individuation et capacité à mieux investir notre énergie et nos compétences dans des situations et avec des personnes qui ne consomment pas les autres pour arriver à leurs fins ou pallier à leurs propres angoisses. »

Sandrine Delrieu
Octobre 2017