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Ce péplum permet de visualiser l’évolution des groupes, peuples et civilisations et des territoires que ceux-ci ont occupé. Bien souvent, les périodes d’émergence sont associées à une conquête territoriale parfois ample et rapide, avant que d’autres « forces » en présence travaillent aux frontières… et qu’une autre civilisation (et/ou religion) n’émerge en un autre point et se lance à son tout à la conquête.

Cette représentation met certains points sur les “i” historiques : les civilisations ont un moment d’émergence, de croissance et d’apogée puis de déclin – tandis qu’une autre prend le relai de l’initiative historique, intellectuelle et culturelle. Cette vision peut transmettre ainsi une philosophie sur le deuil de supériorités fantasmées éternelles (quelles qu’elles soient).

UN OUTIL À MONTRER AUX JEUNES QUI « CROIENT » AU DISCOURS DE L’EI
L’étude approfondie des « origines » de l’Islam, du 7ème siècle, de la vie de Muhammad dans sa société (telle que l’a développé et médiatisé Rachid Benzine), peut être un préalable incontournable à l’étude des périodes ultérieures. Car c’est sur cette période, sur la question des origines, que des fantasmes puissants se projettent à partir de la période actuelle. En tenant compte de la manipulation des imaginaires et des blessures sur lesquels s’appuie la mouvance de l’État Islamique pour aimanter des jeunes en mal de vie, en colère ou en angoisse métaphysique, cette approche permet de désamorcer des éléments clefs de leurs discours. Si par exemple une période appelée “Âge d’or” a bien eut lieu dans l’histoire islamique au temps des Omeyyades sur un territoire donné allant de la péninsule ibérique à l’Indus, il ne s’agit nullement d’un Islam qui aurait conquis toute la Terre… comme le raconte certaines vidéos de l’État Islamique (cette apogée territoriale est lisible à 13 minutes). Ensuite, comme toutes les civilisations, le territoire d’influence s’est réduit.

L’approche historique pose donc des limites spatiales et temporelles aux fantasmes qui n’en ont pas. Elle pose un cadre dans lequel les affects “sans limite” sont invités à se reélaborer dans un cadre et une temporalité.

Autre vidéo : 1000 ans de frontières en 3 minutes

Visuel – Histoire de l’Europe depuis 6013 ans.