FORMATION. Penser, ressentir et agir face aux radicalisations

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contact : sandrine delrieu
lecerese@gmail.com


Une formation pluridisciplinaire et créative pour enrichir son approche théorique et pratique.
Cette formation est le fruit d’une collaboration entre Le Cerese et Anthropos Cultures Associées.

PDF : Formation PRA Radicalisation 2018

Contexte et proposition globale

Les acteurs de terrain qui accompagnent des jeunes sont parfois confrontés à des comportements ou des propos qui les déroutent, les brusquent ou simplement les questionnent, parce qu’ils semblent en prise avec des idéologies radicales qui contredisent l’esprit des principes républicains et du vivre-ensemble.

Le contexte n’est pas neutre, la France a fait l’objet de plusieurs attaques terroristes et de multiples théories autour des phénomènes d’embrigadement des jeunes par Daesh ont vu le jour. L’état et les collectivités locales mettent plusieurs stratégies pour enrayer les dits phénomènes, et les médias mettent parfois de l’huile sur le feu en diffusant des opinions et des humeurs plutôt que de la pensée. La logique lancinante du « dépistage » (comment reconnaître un individu potentiellement radicalisé ?) se heurte à la difficulté de juger des intentions présumées (et non des actes), avec une liste d’indicateurs combinant crise « classique » de l’adolescence, révolte politique, fragilité psychique, rancoeurs, signes d’une appartenance religieuse revendiquée et signes de radicalisation violente.

Deux dangers coexistent : l’extrême violence surgissant n’importe où n’importe quand – et une ambiance quotidiennement délétère, suspicieuse et paranoïaque qui mine le tissu social, les liens et le désir de vivre ensemble.

Tous ces éléments pèsent sur les acteurs de terrain et les renvoient bien souvent à un sentiment d’impuissance.

Notre modèle de société a été attaqué au cœur même de ses valeurs « Liberté, Égalité, Fraternité » et les bonnes volontés tâtonnent pour trouver ce qu’il s’agit d’améliorer, comment, à partir de quelles connaissances et expériences, et avec qui.

À l’interdisciplinarité des analyses des problèmes fait suite une interdisciplinarité créative sur le plan des solutions. Cela ne va pas sans parfois bousculer les habitudes et les mentalités.

Comment penser et que faire ensemble dans ce contexte ?

> Nous pensons qu’une seule théorie explicative ne suffit pas, puisqu’il s’agit de phénomènes multi-factoriels dont il s’agit de décortiquer ensemble les mécanismes : affectifs, géopolitiques, religieux, sociaux, économiques, sociétaux, politiques, familiaux, psychiatriques… Rien n’est à abandonner, rien n’est à privilégier d’emblée. L’idée est donc d’explorer différents courants de pensée et d’analyse actuels en les combinant plutôt qu’en les opposant, et en permettant ici de faire groupe y compris au sein de la formation.

Chaque approche peut apporter des ressources, éclairer certaines fixations et désamorcer certaines confusions. Nous partageons donc des apports synthétiques sur chacune de ces dimensions, et une méthodologie spécifique tournée vers l’inclusion des apports du groupe.

 

> Nous proposons un temps d’éclairage spécifique sur les processus « d’aimantation » à l’œuvre en ce qui concerne l’idéologie de l’Etat Islamique, et les différents imaginaires religieux et politiques convoqués dans leurs récits du monde. L’EI a certes été affaibli au niveau territorial en Irak et en Syrie, mais sa puissance destructrice continue de faire des adeptes à travers des recruteurs, sur la toile internet, dans les prisons et dans de nombreux pays du monde.

Il s’agit de comprendre, à la fois sur le fond et sur la forme, comment ces messages idéologiques qui terrifient le plus grand nombre, peuvent capter avec une telle puissance l’imaginaire, les fantasmes, les rancœurs et les haines de certaines personnes en leur donnant le sentiment de se ressourcer, de renaître dans une appartenance idéalisée, d’avoir une place et une reconnaissance dans un projet révolutionnaire et rédempteur, et de les propulser vers un futur plus prometteur.

 

> A partir de ces analyses, il s’agit d’identifier comment ces processus d’aimantation peuvent être à l’oeuvre :

  • A la période de l’adolescence, avec la complexité qui l’accompagne : pourquoi cette période est-elle propice à ce type d’aimantation ?
  • Auprès de jeunes français qui, pour différentes raisons (psychiques, affectives, sociales, économiques) ont accumulé des sentiments de frustration, d’humiliations, d’absence de légitimité… quelle que soit leur origine ou milieu social. Nous explorerons certaines blessures de l’être qui peuvent déclencher un retournement du besoin vital de lien… en haine dans le lien.
  • La question de la quête religieuse qui revient sur le tapis de l’intime ou du politique et des ressources pour en parler dans une république laïque. Les affirmations d’incompatibilité entre lois divines et lois humaines inquiètent, tandis que la recherche de cadre, de sécurité, d’autorité « divine », voire de vertu idéalisée de certains jeunes témoigne d’une société qui n’a pas vu venir un mal être profond, des angoisses, une révolte et une quête « d’autre chose ».
  • Une réflexion sur les valeurs communes, leur mise en perspective et en pratique.

> Sur le plan des ressources vis à vis de l’Islam, nous ferons un voyage dans le désert, au 7ème siècle, dans cette société tribale où, selon la tradition prophétique, vécu un homme, Muhammad, et émergea un texte, le Coran. Quatorze siècles après, une grande crise. « Au nom de » quoi ? De qui ?
L’approche historique et anthropologique de cette période coranique permet de clarifier l’imaginaire et les besoins de chaque époque et d’éviter certaines confusions malheureuses. Ce retour sur le passé avec les outils des sciences humaines s’appuie sur les connaissances d’historiens et de l’islamologue Rachid Benzine qui s’efforce de rendre sa recherche accessible et utile à tous, communauté éducative, jeunes et citoyens.

> Enfin, nous proposons de manière transversale des apports spécifiques sur les postures professionnelles et des pédagogies opérantes auprès des jeunes dans tout contexte où ceux-ci affichent un positionnement idéologique radical.

Il s’agit ici d’enrichir des logiques éducatives qui s’inscrivent généralement dans une posture de transmission de savoirs, d’apports de connaissances et de valeurs qui à notre sens ne suffisent pas à modifier ces positionnements, et peuvent parfois les renforcer en enfermant l’interlocuteur dans une logique de passivité. Les approches participatives sont en effet, en soi, propices à redonner du pouvoir d’agir aux jeunes, si elles sont maîtrisées par les interlocuteurs.

Les postures participatives à développer s’articulent autour de trois axes principaux :

  • Permettre l’expression
  • Valoriser les singularités
  • Permettre l’expérimentation concrète des valeurs

Résumé des objectifs

  • Acquérir des connaissances sur les phénomènes de radicalisation à partir de différentes approches
  • Etre sensibilisé à l’approche historico-critique de l’islamologue Rachid Benzine et savoir en tirer certaines ressources utiles
  • Mieux appréhender les propos et attitudes des adolescents en lien avec ces phénomènes
  • Mieux savoir comment agir dans une logique de prévention, puis répondre aux situations
  • Développer sa créativité afin de mettre en place des débats, ateliers et projets avec les adolescents

Programme sur deux jours

Les journées sont remaniées en fonction des structures et publics présents, des contextes et des besoins.
La formation peut parfois être condensée en un jour – ou étalée sur 3 jours, chaque contenu étant alors approfondi et les temps de travail de groupe plus nombreux.

1er jour : Analyser les phénomènes

  • L’idéologie de Daesh et les processus d’aimantations. Trois grands types de profils :
    • la psychose, le morcellement et ses logiques (avec un éclairage sur la différence entre conversion mystique et conversion psychotique)
    • le mal-être, blessures, frustrations et quêtes
    • l’idéologie pure et dure, normalisée par le groupe
  • Les valeurs inversées
  • La période de l’adolescence et les phénomènes de radicalisation : un miroir troublant
  • Exclusions, humiliations, discriminations, ruptures : les logiques de l’impuissance face à la société et au monde
  • Tour de table des ressentis et des situations, échanges sur la base d’une méthodologie inclusive et non-violente
  • Apaiser, s’apaiser : exercices de respiration, d’apaisement et d’intégration (pouvant être ensuite proposés à des jeunes)

2ème jour : Enrichir ses leviers méthodologiques et pédagogiques

  • Le corps : stress, traumatismes, pulsionnalité, réactivité. Comment renforcer le sujet, décoloniser du « bruit du monde », recentrer et apaiser l’effet des stress ? Le lien entre calme intérieur, prise de recul et esprit critique.
  • La parole et l’écoute : animer un débat sur des sujets « polémiques »
  • La connaissance : Histoire et anthropologie du 7ème siècle : un autre regard sur les textes religieux. Les croyances d’aujourd’hui dans les pratiques des jeunes. La différence entre les trois langages : scientifique, symbolique et religieux.
  • Les logiques de défense et de re-légitimation sociale : redonner du pouvoir d’agir face à des phénomènes de discriminations et/ou d’auto-exclusion.
  • Mettre en projets : expérimenter des valeurs, créer des objets, cultiver ses émotions et le vivre-ensemble

Pédagogie

> Apports de connaissance (histoire, religions, psychologie, psychopathologie, socio-anthropologie, juridique)
> Supports diversifiés : textes, films vidéos
> Ateliers en sous-groupes
> Débats et temps d’échanges

Un livret de formation est donné aux stagiaires (fil conducteur de la formation, liens, ressources et bibliographie).

Intervenantes

Sandrine Delrieu, sophrologue, sophro-analyste.
Mots clefs : psychanalyse et radicalisations affectives, approche historique et anthropologique du religieux, repères géopolitiques, « apaiser les blessures de l’être, les clivages et la haine », construction du Sujet et pouvoir d’agir.

Florence Lardillon, ingénieur social.
Mots clefs : Lutte contre les discriminations, pouvoir d’agir, parentalité, participation, citoyenneté, laïcité, démarche projet.

Clotilde O’Deyé, socio-anthropologue.
Mots clefs : parentalité, interculturalité, posture professionnelle, jeunesse, pouvoir d’agir, exil, intégration, laïcité, démarche projet.
Anthropos Cultures Associées.

Historique de cette formation

Cette formation a été initiée en 2016 dans le cadre d’un projet « Créer pour résister ensemble » financé par le CGET. Elle fut développée en 2017 en partenariat avec le Rectorat Aix-Marseille (pour des collèges et lycées du Réseau Éducation Prioritaire) et le Théâtre La Cité dans le projet « Jeunes à vif ».
Depuis 2018, la formation est remaniée pour s’adapter à plusieurs contextes (social, éducatif, détention, entreprise…).

Nous contacter

Pour organiser cette formation dans votre structure.

> S. Delrieu : lecerese@gmail.com
> F. Lardillon et C. O’Deyé : lesculturesassociees@gmail.com

 


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BIBLIO. Religion et société / Éclairer ce qui se radicalise

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Cette bibliographie est élaborée par Sandrine Delrieu (Le Cerese), Clotilde O’Deyé et Florence Lardillon (Anthropos Cultures Associées). Elle n’est pas exhaustive mais tient compte d’ouvrages qui ont fait cheminer notre réflexion. N’hésitez pas à nous envoyer une référence de livre que vous trouvez extrêmement pertinent.

Vous pouvez acheter ces livres en cliquant sur l’image.

Abdelkrim Farid

Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste. Les points sur les i. 2015
« En cherchant Dieu, à travers l’islam, j’avais fini par trouver l’islamisme. Et cet islamisme, le mien, ici, en France, ne m’a pas conduit à Dieu. Il m’en a éloigné et m’a éloigné de moi-même. Pourquoi un gamin sans histoire, brillant écolier a-t-il fini par perdre pied ? Est-ce le décès précoce de son père qui va l’enfermer dans la spirale de la délinquance ? La mort tragique d’un jeune de son quartier l’a-t-elle poussé à devenir islamiste ? Éviter les raccourcis, voilà ce à quoi nous invite Farid Abdelkrim en retraçant son itinéraire riche d’enseignements. » AF

  • « Un muslim qui vous veut du bien ». Une série de vidéos pleine d’humour ICI.

Badiou  Alain, Notre mal vient de plus loin… Penser les tueries du 13 novembre, 2016
Bénichou David, Khosrokhaver Farhad, Le jihadisme : le comprendre pour mieux le combattre, Plon, 2015
Benraad Myriam, chercheuse. L’état islamique pris au mot. Edition Armand Collin. 2017


Benslama Fethi, psychanalyste. 

Un furieux désir de sacrifice, le surmusulman, 2016 (un très bon livre)
« Comment penser le désir sacrificiel qui s’est emparé de tant de jeunes au nom de l’islam ? Cet essai propose une interprétation dont le centre de gravité est ce que j’appelle le surmusulman. » FB

La psychanalyse à l’épreuve de l’Islam. 2002 (plus dur à lire pour ceux qui ne sont pas habitués à la psychanalyse)

Le djihadisme des femmes, Seuil, 2017 (avec Khosrokhaver Farhad)
« Elles sont environ cinq cents à avoir choisi de rallier Daech. Comment penser ce phénomène et l’ampleur qu’il a prise en Europe, au point que, en 2015, le nombre de candidates au départ est devenu presque égal à celui des hommes ? Quelles sont les motivations et les aspirations de ces jeunes femmes et parfois toutes jeunes filles ?  » FB et FK

> Article et conférence ici : http://www.lemondedesreligions.fr/une/le-jihadisme-des-femmes-pourquoi-ont-elles-choisi-daech-21-09-2017-6670_115.php


Rachid Benzine, islamologue

Rachid Benzine développe une approche historique et anthropologique qui éclaire le contexte dans lequel Muhammad s’adressa à la société tribale de son époque, au 7ème siècle dans le désert d’Arabie Occidentale, Ses recherches permettent de poser un discernement sur les « origines » et de déconstruire les « fantasmes des origines » construits après-coup pour des raisons politiques ou théologiques. Parmi ses ouvrages :

Finalement, il y a quoi dans le Coran ? La boite à Pandore 2017 (avec Ismael Saidi)
Très pédagogique, ce livre a été écrit pour transmettre au plus grand nombre des notions-clefs  sur l’approche historique et anthropologique du Coran et du 7ème siècle en Arabie. Un outil incontournable.

 

Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? Seuil 2016
Fiction théâtrale, dialogue entre un père et sa fille partie rejoindre Daesh en Irak.
« Je suis, depuis des mois, travaillé par une question lancinante (…) Pourquoi de jeunes hommes et jeunes femmes, nés dans mon pays, issus de ma culture, dont les appartenances semblent recouvrir les miennes, décident-ils de partir dans un pays en guerre et de tuer au nom d’un Dieu qui est aussi le mien ?  » RB
Vous pouvez télécharger le dossier pédagogique des Lettres à Nour, utile aux enseignants, éducateurs…

Le Coran expliqué aux jeunes, Seuil, 2013
Malgré le titre, ce livre est plutôt universitaire. Il pose les fondements de la démarche.
« Le Coran : tout le monde en parle, mais qui le connaît vraiment ? Ce livre révèle au grand public un Coran méconnu, souvent par les musulmans eux-mêmes. Avec méthode et clarté, Rachid Benzine met à la portée de tous les clés de sa lecture et de sa compréhension. Comment la révélation du Coran est-elle survenue ? Dans quel monde est-il apparu ? À qui s’adresse-t-il ? Qui était Muhammad ? . » RB


Bergeaud-Blackler Florence. Le marché Halal ou l’invention d’une tradition. Seuil
Bidar Abdenour, Quelles valeurs partager et transmettre aujourd’hui ?, 2016
Birnbaum Jean, Un silence religieux, la gauche face au djihadisme, 2016
Bouzar Dounia, Farid Benyettou, Mon djihad, intinéraire d’un repenti, Autrement


Chabbi Jacqueline, historienne, professeur d’études arabes à l’université de Paris VIII-Saint-Denis.

Les trois piliers de l’Islam, lecture anthropologique du Coran. Edition Seuil. 2016
« Alors que le Coran fait l’objet, dans les courants salafistes et dhjihadistes, d’une interprétation atemporelle et anhistorique, cet ouvrage a l’ambition de donner à comprendre ce que le discours coranique de Mahomet, qui était alors loin d’être fixé par écrit, a pu signifier pour ceux qui l’ont entendu, dans la société sans livre qu’était l’Arabie du début du viie siècle. L’originalité de cette approche consiste ainsi à déchiffrer le Coran à la lumière d’un contexte historique et anthropologique précis, celui de tribus vivant selon des rapports de solidarité et d’alliance pour faire face à l’environnement éprouvant du désert.  » JC

Le Seigneur des tribus. L’Islam de Mahomet. Edition Biblis. CRNS. 2013
« L’islam contemporain, religion mondiale, présente sur les cinq continents, se revendique souvent de son passé. Mais quels furent ses débuts ? Comment est apparu le Coran ? Dans quel monde ? À qui s’est-il d’abord adressé ? C’est à ces questions que répond Jacqueline Chabbi dans une enquête à la fois anthropologique et linguistique, historique et sociale sans précédent. Le texte est ici replacé dans son contexte. » JC

Le Coran décrypté. Cerf. 2014
« Comment faut-il lire, au regard du monde où il est apparu, le livre sacré de ce qui est devenu une des grandes religions planétaires ? Que nous dit le Coran, non pas du point de vue de la théologie, mais de l’histoire ? Quel rôle jouent dans l’itinéraire de Mahomet les figures de Noé, Abraham ou Moïse, prophètes de la Bible ? Qu’en a-t-il été du premier islam dans son milieu d’origine ?  » JC


Damaisin d’Arès Jean-Christophe, Terrorisme islamiste, recrutement et radicalisation, nos enfants sont concernés, 2016
Gaillard Jean-Paul, Enfants et adolescents en mutation : Mode d’emploi pour les parents, éducateurs, enseignants et thérapeutes, 2009
Gauchet  Marcel, Les ressorts du fondamentalisme islamiste, 2015 (article)
Haddad Gérard. Dans la main droite de Dieu. Psychanalyse du fanatisme. Edition Premier Parallèle, 2015


Hicham Abdel Gawad, formateur et enseignant

Les questions que se posent les jeunes sur l’Islam, La boite à Pandore, 2016
Un livre très intéressant pour les enseignants, éducateurs, parents…
« Un livre utile et ouvert pour créer un dialogue sain et constructif. Enseignant impliqué, ouvert et érudit, Hicham Abdel Gawad a repris dans son livre les 10 questions les plus posées par ses élèves, âgés de 12 à 18 ans. Ses réponses, son approche dynamique, respectueuse de tous, font de ce livre un grand espace de découverte et de dialogue pour musulmans et non musulmans. Un livre facile d’accès, en phase avec les socles de compétences. »

Comment réagir face à une personne radicalisée ? La boite à Pandore, 2017 (avec Laura Panzoni)
« Comment dialoguer avec une personne plongée dans la radicalisation ? Comment trouver la porte d’entrée d’un dialogue qui mène à la discussion et à un processus de retour vers  » un vivre ensemble  » de personnes qui refusent celui-ci ? C’est à ces questions terriblement d’actualité dans les écoles, les centres sportifs, les groupes de jeunes que les auteurs répondent et proposent des pistes de réfléxion et d’action.« .


Hoffner Anne-Bénédicte. Les nouveaux acteurs de l’Islam. Bayard. 2016
Josset Raphaël, La complosphère, Lemieux, 2015
Kepel  Gilles, Terreur dans l’Hexagone, 2015 / Passion Française, 2014
Khosrokavar Farhad, La radicalisation, 2014
Luizard Pierre-Jean, Le piège Daech, Poche 2017
Maalouf Amin, Les identités meurtrières, 1998
Le dérèglement du monde, 2009
Mucchielli Laurent, La violence des jeunes en question, Champ Social, 2009, en collaboration avec V. Le Goaziou.
Nathan Tobie. Les âmes errantes. L’iconoclaste. 2017


N’Diaye Tidiane. Le génocide voilé. Folio. 2017
(Novembre 2017. La vente d’esclaves noir en Lybie a réveillé une mémoire enfouie, celle de treize siècles d’esclavagisme en Afrique par le monde arabe-musulman) « Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné 17 millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de 13 siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux. Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. Un livre polémique et courageux. »


Riffi Daoud, enseignant, historien, éditeur aux éditions Tasnîm.
Vous trouverez ICI un article de Daoud Riffi sur le wahhabisme et son évolution, depuis la création de ce mouvement par Abdel Ibn Wahhad (1703/1792) jusqu’à aujourd’hui. « Condamné à ses débuts comme une innovation et une hérésie, souvent confondu avec le salafisme, le wahhabisme saoudien demeure mal connu. » Cet article apporte des éclairages essentiels pour expliquer au jeunes ce qu’est l’invention d’une tradition ».

Roy Olivier, Le Djihad et la mort, 2016
Thomson Daniel, Les Revenants, Seuil, 2016
Trévidic Marc, Terroristes, les 7 piliers de la déraison, 2014


Histoire

Eldem Edhem.

L’Empire ottoman et la Turquie face à l’Occident Poche – mai 2018
« Durant le long xixe  siècle, face à un Occident de plus en plus puissant et arrogant, l’Empire ottoman s’est modernisé dans le but avoué de gérer une situation de plus en plus précaire. L’histoire de cette modernité, fortement empreinte d’occidentalisation, doit s’affranchir de bien des influences politiques et idéologiques qui l’ont grevée jusqu’ici  : orientalisme eurocentrique, nationalisme kémaliste, ottomanisme islamisant… L’étude d’une grande variété de sources –  la plupart encore inexploitées  – viendra nourrir une réflexion critique sur cette période dont l’importance n’a d’égal que sa complexité. L’historien Edhem Eldem a enseigné aux universités de Bo aziçi, Berkeley, Harvard, Columbia, à l’EHESS, à l’EPHE et à l’ENS. Titulaire de la chaire internationale d’Histoire turque et ottomane au Collège de France, il est l’auteur de travaux sur le commerce du Levant, l’épigraphie funéraire, la Banque ottomane, les dynamiques de l’occidentalisation, Istanbul au tournant du xx° siècle, l’orientalisme, la photographie, l’histoire de l’archéologie et des collections dans l’Empire ottoman. »


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ATELIER. Le Coran au 7ème siècle et l’Islam depuis le 18ème abordés au prisme de l’Histoire et de l’anthropologie.

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contact : sandrine delrieu
lecerese@gmail.com


Cet atelier apporte des éclairages à propos des imaginaires, réalités ou fantasmes, convoqués autour de la religion musulmane depuis l’explosion de l’idéologie Daesh et des attentats. À propos de la période coranique, les récits s’appuient sur les recherches historiques et anthropologiques de l’islamologue Rachid Benzine.
Destiné à des professionnels de l’éducation, du social, du soin, à des jeunes et à toute personne intéressée, cet atelier invite à prendre du recul et à partager des connaissances et ressources pacificatrices.

➜ Conception et animation de l’atelier : Sandrine Delrieu, sophrologue, sophro-analyste.
➜ Contact : lecerese@gmail.com

État des lieux, état d’esprit

Depuis les années 2010, l’adhésion de multiples personnes et de jeunes aux discours produits par l’État Islamique a sidéré nos sociétés, en France, en Europe et en de multiples pays du monde. Les ondes de choc et les interrogations sont multiples :

  • La violence préméditée des actes et la déshumanisation de leurs auteurs envers leurs victimes ont fait prendre conscience que certains jeunes avaient une haine profonde pour le pays dans lequel ils avaient souvent grandi. À travers les discours, c’est également à un haine envers l’Occident que cette violence s’adresse (mais pas seulement).
  • Aux premières revendications “On a vengé le prophète Muhammad” (attentat de Charlie Hebdo) ont suivi une série d’injonctions “Tuez les mécréants”, “Faire le Djihad”, “Rétablir le Califat Islamique”, “Vivre sous la Loi d’Allah”… D’où vient ce projet à la fois politique et religieux ? Vient-il, comme l’affirme certains, du “temps du prophète” ou s’agit-il d’une reconstruction postérieure, d’un “fantasme des origines” ? Comment analyser les origines de cet imaginaire, du clivage bien / mal, décortiquer les mots employés, comprendre certains rouages ?
  • Les risques de repli sur soi et de divisions peuvent s’amplifier, chacun pouvant vite devenir “le mal de l’autre” (en fantasme ou en réalité). Une paranoïa ambiante est amortie par la volonté de tous ceux qui travaillent à tisser des liens affectifs, éducatifs et sociaux et à faire tenir le “vivre ensemble” dans ce qui constitue les choix historiques de la construction française : une république démocratique et laïque, certes perfectible mais encore prometteuse.
  • Au quotidien, de nombreuses normes alimentaires (le halal), vestimentaires ou comportementales envahissent les esprits pour devenir, être ou paraître de “bons musulmans”. L’air du temps mélange quête d’identité et d’affirmation de soi, blessures de l’être, besoin de s’opposer à une autorité parentale ou étatique tout en obéissant scrupuleusement à une autre autorité supérieure, angoisses existentielles, quête de vertu, colère envers les injustices du monde, peur d’aller en Enfer, sentiment que “la France” persécute les musulmans… Il existe une pression et une ambiance de réactivité émotionnelle parfois intense, de part et d’autres. Comment sortir de cette impasse ?
  • L’Islam est composé de multiples courants, dont le wahhabisme et ses manières d’avoir envahi les territoires, les esprits et les imaginaires du religieux. Mieux discerner ce courant et ses discours semble aujourd’hui incontournable.

Dans ce magma de causes et de conséquences, il s’agit de partager des connaissances dans un état d’esprit qui apporte du discernement, et de mobiliser des ressources qui pourront être utiles aux uns et aux autres.

1/ Explorer les origines. L’approche historico-critique de l’Islam, de ses récits et productions, à partir des recherches de Rachid Benzine, islamologue 

Puisque le Coran, Muhammad, les compagnons du prophète, ce temps des “origines” au 7ème siècle… font régulièrement référence dans les discours pour justifier des postures et représentations, développer nos connaissances sur cette période est incontournable. L’approche historico-critique puise dans les sciences humaines (histoire, anthropologie et linguistique) et permet de recontextualiser l’émergence du Coran et de l’Islam dans le contexte social et culturel, historique et géographique de son époque.

➜ FAIRE RÉCITS. Rachid Benzine a développé une approche de la société tribale du désert d’Arabie dans laquelle, selon la tradition, naquit Muhammad (570 – 632). Les paroles et les actes attribués à Muhammad s’ancrent dans un contexte, celui de groupes humains où bédouins et sédentaires organisent leurs survies, leurs déplacements, leurs relations et leurs négoces dans un désert au climat hostile où les questions de survie sont omniprésentes.
Tout un imaginaire, des besoins et des craintes, des conflits et des alliances tribales, des relations entre hommes, femmes, enfants et animaux, des attentes de protections divines… découlent de ces conditions de vie. Les paroles attribuées à Muhammad, transmises d’abord à l’oral puis rassemblées dans ce corpus nommé Qu’ran, gardent trace de ce contexte, de la mentalité et des événements de cette période dans ce désert.

Cette prégnance du contextuel dans les récits devenus sacrés est récurrente à toutes les religions, civilisations et croyances. Comme pour toute religion qui a émergé dans le passé, sa force et sa pérennité tient à sa capacité de souder une communauté grandissante autour d’un corpus unique, en construisant des attentes, des peurs et des représentations communes. Des remaniements ont lieu au fil des siècles, invitant à penser en terme de processus de construction, de choix historiques et de croyances très humaines.

➜ DÉSAMORCER DES PRESSIONS. En réancrant les récits du religieux comme production des sociétés humaines dans le temps linéaire, cette démarche apporte des éléments de réflexion qui contribuent à sortir des discours uniques, rigidifiés, surplombant, “au nom de…” et pour toujours. L’aspect temporel des récits de l’intemporel calme les systèmes idéologiques qui peuvent coloniser le besoin de croire et les manières d’y croire. Grâce à la linguistique par exemple, ces recherches rappellent que le mot “Djihad” préexistait à la période coranique et signifiait “un effort intense pour faire quelque chose”, avant d’être investi par des connotations morales et religieuses (le grand Djihad, l’effort sur soi pour devenir meilleur) ou de défense en cas d’attaque et pour un temps limité (le petit Djihad ou Djihâd par l’épée, un effort militaire).

➜ Cette approche historique et anthropologique ne produit pas un discours de vérité mais engage dans une recherche partagée. Elle ne se préoccupe pas de ce qu’il “faudrait” croire ou pas à propos de Dieu, de la recherche théologique (la nature de Dieu, de la Création…) ou eschatologique (jugement dernier, enfer et paradis, signes de la fin des temps, etc). Elle observe la manière dont ces récits ont existé et évolué dans le temps, dans quels contextes sociaux, économiques, politiques, au contact de quel autre groupe ou croyances, en relation avec quelles découvertes techniques, etc.

Aucune religion, philosophie, société, connaissance, groupe humain ou personne n’échappe à une construction historique de ses récits et productions.

2/ À partir du 18ème siècle, l’émergence de l’imaginaire wahhabite et l’impact de la colonisation.

Cet atelier synthétise également quelques éléments clefs de l’histoire et de la mentalité wahhabite, qui, grâce aux moyens des pétrodollars de l’Arabie Saoudite, a colonisé petit à petit les manières de croire en « réinventant une tradition » (voir l’article de Daoud Riffi). Mieux identifier ce courant permet de sortir de certaines confusions entre un courant particulier de l’islam et l’Islam en général.

3/ Langage scientifique, symbolique et religieux. Des récits différents à ne pas mettre en concurrence.

➜ Pour les personnes qui ont la foi, il est important de ressentir que l’approche historique ne s’oppose pas à une quête de transcendance, mais qu’elle permet de désamorcer certaines confusions de genre. Cet atelier propose une manière de poser du discernement et une différenciation qualitative entre les langages scientifiques, symboliques et religieux, et de sortir des visions conflictuelles les opposant.

➜ PACIFICATIONS. Les contenus de cet atelier ont l’avantage de ne pas nous cristalliser dans la dualité des “discours – contre discours”, “vérité – contre vérité”, mais au contraire de nous amener en voyage dans le temps en nous rappelant que chaque groupe humain cherche des issues à sa survie et à son développement avec les ressources et les moyens de son époque, et que, par extension, les réponses à nos questions sociales et sociétales ne se trouvent pas dans les manières de vivre et de penser des hommes du désert du 7ème siècle, mais dans ce 21ème siècle. À l’heure d’une globalisation inédite et inquiétée, le retour à la vie tribale et la quête de certitudes absolues pourraient faire partie des réponses inconscientes à un vide de sens, aux angoisses ou à une quête “d’autre chose”.

Ce sentiment de responsabilité et ce devoir de créativité dans le présent n’empêche pas de méditer sur les visions de l’homme et de l’humanité que d’autres siècles ont produit, sur les paroles qui furent posées sur la fragile et mystérieuse condition humaine, ou sur les mystères de la vie.

Se situer et penser dans la complexité

➜ Enfin, cet atelier abordera une manière de placer sa conscience en “observateur calme” qui ne ré-agit pas du tac au tac, ne panique pas en temps de crise, mais renforce au contraire des ressources affectives, relationnelles et intellectuelles nous permettant de continuer à développer une créativité sociale.

Méthode et outils utilisés dans l’atelier

> Apports de connaissances à partir de vidéos et de textes.
> Échanges, récits et analyses avec repères historiques.
> Livret pédagogique, références et bibliographie.

PS : Une autre version de cet atelier est développée dans la formation “Penser, ressentir et agir face aux radicalisations” conçue et animée par Le Cerese et Anthropos Cultures Associées (ACA).

Organisation de l’atelier

Les conditions, durée, préparation, coût…

 

 


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OUTIL. Histoire chronologique au fil des siècles et dans le temps présent

www.cerese.fr
contact : sandrine delrieu
lecerese@gmail.com


Que ce soit au niveau personnel ou au niveau collectif, la conscience de ce qui eut lieu et des liens entre événements permet d’y voir plus clair dans le présent – et dans ce qui pourrait advenir.
Vous trouvez quelques dates-clefs permettant de lire certains fils conducteurs dans les événements collectifs.
Cette liste n’est pas exhaustive, je la complète au fil du temps. Quant aux événements de l’actualité, j’en note quelques uns, mais il faudra un peu de recul pour identifier les événements qui symboliseront des changements structurels.

Cette liste, quand nous en ressentons le sous-texte et les lames de fond, parle
Les mutations socio-culturelles et politiques, qu’elles soient lumineuses ou sombres, suivent actuellement un rythme identifiable.
> En 2011, une puissante volonté de changements s’exprima selon deux grandes lignes de force : des mouvements de contestation cherchant à provoquer un changement à partir des citoyens, en quête d’ »un monde meilleur », plus juste et équitable (Printemps arabe, les Indignés, Occupy Wall Street…) et des forces extrêmement sombres (EI, Daesh, extrêmes droites…).
> Si nous observons l’évolution de Daesh, un tournant eut lieu ensuite en 2014 (proclamation du califat), un autre en 2017 (perte du territoire physique en Syrie-Irak, mais mutation et déplacement du problème). Les prochaines étapes-clefs pourraient avoir lieu en 2021 puis 2025 : comme si les jaillissements de 2011 se remaniaient tous les 3,5 ans et tous les 7 ans, en changeant parfois de formes mais en continuant de tracer leurs lignes de fond.
Sandrine Delrieu

2018

Printemps 2018 : L’Iran semble devenir « l »ennemi à abattre » sur lequel se focalisent plusieurs pays.

14 février 2018 : ”Est-ce le drame de trop aux Etats-Unis ? Quelques jours après la tuerie survenue mercredi 14 février, au cours de laquelle Nikolas Cruz a tué 17 personnes dans son ancien lycée de Parkland, en Floride, la colère monte, notamment chez les jeunes, contre l’accès facile aux armes à feu dans le pays. « Croyez-moi, nous allons être le changement », a notamment affirmé l’un des survivants.” (article complet). Le cri de colère de la jeune Emma Gonzalez a fait le tour des réseaux sociaux. Le NRA, le lobby des armes est ciblé, ainsi que tous les politiques qui ont reçu de l’argent de leur part.

27 janvier 2018 : Un tragique attentat à Kaboul, sur fond de tensions politiques. (lien)
20 janvier 2018 : La Turquie lance une opération militaire dans une zone kurde en Syrie (lien)
12 janvier 2018 : Agression en prison par un détenu radicalisé Vendin Le Vieil (lien). La question épineuse des prisons.
12 janvier 2018 : ALGÉRIE. Pour la première fois, le premier de l’an berbère, selon le calendrier Amazigh, est un jour férie (lien). Cette reconnaissance pourrait ouvrir une brèche, qui renvoie le mot « arabe » à son origine, dans cette Arabie devenue un jour « Saoudite ».

2017

Particularités de l’année 2017 :
– Année en lien avec la poussée de changements qui eut lieu en 2011.
– Année qui nous plonge dans un vaste questionnement sur les « fake news » – et donc sur la réalité, et sur « l’acte de penser ».

23 novembre 2017. Un attentat d’une violence terrible dans une mosquée au Nord de l’Égypte. Plus de 300 fidèles morts, des blessés. (Lien)

Mi novembre 2017 : Des images filmées par CNN montrent des marchés d’esclaves en Lybie. (Article). Les réfugiés qui avaient traversé la mer (sans y mourir) le racontait. Il fallait sans doute des images pour que cela touche plus largement les personnes et les médias. Mais est-ce que cela change quelque chose sur place ?

Post facebook 2017

  • Ce que cela provoque : Des paroles se libèrent également dans les réseaux sociaux à propos du racisme des « arabes » vis à vis des « noirs », des africains du Nord vis à vis des africains du Centre et du Sud. 
  • Le chercheur Tidiane N’Diaye a écrit un livre sur ce sujet. Le génocide voilé.
    Voir également la série de documentaires d’Arte : « Les routes de l’esclavage« 

 

5 novembre 2017. Affaire des « Paradise Papers », nouvelle histoire des paradis fiscaux (Article)

20 octobre 2017. Tarik Ramadan est accusé d’agressions sexuelles et de viols (Article).

  • Ce que cela questionne : Dans le cas de Ramadan, la justice tranchera. Mais cette affaire révèle un type de comportements qui existe bel et bien, et qui révèle un décalage, voire une opposition totale, entre le personnage et la personne.

13 octobre 2017. « Le premier tweet #balancetonporc est publié le vendredi 13 octobre par Sandra Muller (suite à l’affaire Harvey Weinstein). Avec plus de 20 000 utilisations (dimanche à 13 heures), le hashtag #balancetonporc est devenu, dans la nuit du samedi au dimanche, un des plus fréquents sur Twitter France ». (Article)

À PARTIR DU MOIS D’OCTOBRE 2017, L’AIR DU TEMPS EST À LA LEVÉE DE CERTAINS TABOUS, de ce que certains savaient – mais où le fait de savoir ne changeait rien de manière structurelle, car il n’y avait pas d’actes engagés vers un « changement de système ». Plusieurs révélations et scandales concernent le fait de considérer l’autre comme un objet, une marchandise (abus sexuels, esclavagistes…). Pouvoir, argent… À l’heure d’internet, les récits font vite le tour de la planète (connectée). 

2 octobre 2017.  Une fusillade à Las Vegas lors d’un concert. (Lien)
1 octobre. Laura et Mauranne, deux jeunes filles assassinées à Marseille, devant la gare, à coup de couteau. (Lien)

1 octobre. Un référendum en Catalogne, la police qui tente de l’empêcher. Une violence assez inouïe (Lien).
8, 9 juillet. G20 à Hamburg et manifestations. Le rapport de force entre opposants et policiers semble prendre de plus en plus d’ampleur au fil des GXX (Images)

8 avril 2017. Attentats dans 2 églises coptes en Égypte (Lien).

6 avril 2017. Vénézuela. Depuis fin 2015, une crise oppose le Parlement (opposition) et le chef de l’État, Maduro. Fin Mars par exemple, manifestations et violences ICI. Depuis quelques mois, le Vénézuela semble risquer un ambiance de dictature (Lien) mais une « suspension de jugement » semble nécessaire : les informations qui nous parviennent racontent une chose et son contraire, et cela renvoie aux paradoxes actuels : l’information la plus visible finit par créer une image de la réalité – qui n’y correspond pas forcément. Alors, que penser ? Si ce n’est que la violence reste la violence et que parfois, les vies s’y brisent.

4 avril : Syrie, à Khan Cheikhoun, des dizaines de personnes décédées suite à une attaque chimique (Lien). En réponse, le 6 avril, l’armée américaine (Trump) tire 59 missiles contre une base aérienne syrienne.
La question des preuves (qui fait quoi en Syrie ?) est toujours présente. La seule certitude dans l’instant étant la souffrance, le drame de ceux qui meurent, sont blessés, terrorisés.

  • Ce que cela laisse présager : de multiples pressions pour les citoyens du monde :
    > des tensions géopolitiques entre grandes puissances (USA, Russie, Chine, Europe…)
    > des tensions économiques insupportables
    > une amplification des clivages bien / mal avec leurs colorations religieuses et identitaires.
    > une tension au niveau des états, entre la mission de protection des populations de la violences des « autres », la confusion entre agressions et oppositions politiques, et le risque d’une tendance à l’autoritarisme « pour notre bien ».
    > un conflit entre les générations, entre des personnes âgées qui se crispent sur leur sécurité et une jeunesse dont la vitalité est bien souvent saccagée. Une jeunesse qui se sent « utilisée », dont une partie décroche soit dans la violence, soit dans un retour à la vie plus ou moins clanique… en dehors du système.

31 mars 2017 : Paraguay. Le congrès pris d’assaut après le vote d’un amendement permettant au président de se représenter (Lien).

27 mars : Russie. Manifestations contre la corruption du pouvoir (Lien)

Mars 2017 : les actes meurtriers s’enchaînent au fil des jours, au nom d’un dieu ou pas. Le 16 mars dans un collège de Grasse, le 17 mars à l’aéroport d’Orly, le 22 mars à Londres

2 février 2017 : émeutes dans les banlieues, 12 ans après celles de 2005.

31 janvier : Roumanie. Le gouvernement fait passer un décret de réduction de certaines peines de prisons, notamment en cas d’abus de pouvoir. Les citoyens descendent dans la rue. Le décret est annulé le 4 février, mais…

25 janvier : début de « l’affaire Fillon » et des emplois fictifs présumés de sa femme, suite à un article du Canard enchaîné. (Lien)

1 janvier 2017 : Reina, Istanbul, au premier de l’an de larmes. (lien)

2016

19 décembre : Un lundi glacial. Meurtre de l’ambassadeur de Russie à Ankara, un camion tue à Berlin sur le marché de Noël, une fusillade à Zurich contre un centre de prière islamique, une mosquée incendiée à Château Thierry, des attentats en Jordanie et à Grosny, les guerres en Syrie… et tout ce que l’on ne sait pas (encore).

  • Ce que cela questionne : Comment ne pas se faire prendre dans une série d’actions-réactions sans fin, qui au fur et à mesure des drames et des horreurs, peuvent nous amener à un déchainement sans fin.

9 décembre : Destitution de la présidente de Corée du Sud pour corruption.

17, 18 novembre : Début d’un retour vers le passé en Tunisie, qui travaillera jusqu’à l’été 2017.

8 novembre : élection de Donald Trump au USA.

  • Ce que cela raconte : une sidération perplexe, la fin d’un monde, l’entrée dans une période où nous ne savons pas… 
    Cet article du géographe Christophe Guilluy apporte un éclairage (Lien).

27 octobre : Le décès de Mouhcine Fiori au Maroc rappelle celui de Mohamed Bouazzi en Tunisie le 17 décembre 2010.

  • Ce que cela raconte : une réactivation du « Printemps arabe » et de ses défis ?

17 octobre 2016 : Mossoul, une ville assiégée

31 août : Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland. Une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, 800 millions d’années environ seulement après la formation de la Terre. (Lien)

  • Ce que cela raconte : nos ancêtres communs (les revendications identitaires et le narcissisme ambiant se calment quand nous changeons d’échelle).

20 août : Discours du roi du Maroc, Mohammed VI : s’unir contre le radicalisme et le terrorisme.

22 août : L’iman de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, est menacé de mort par Daesh pour avoir incité lors d’un prêche à faire son devoir de citoyen en votant lors des élections « au lieu de se lamenter ». Lui qui, dans ses prêches, disait que l’on devient un porc quand on manque du porc…

  • Ce qui a lieu : Une volonté d’opposer le politique, la participation sociale, et une vision de la religion « au dessus de tout ». Lois humaines contre lois divines (ou fantasmées comme telles).

Août : Siège d’Alep en Syrie.
Août : Le burkini sur les plages. Interdictions dans certaines villes. Un certain racisme envers les « musulmans » et « arabe » commencent à s’exprimer ouvertement dans les lieux publics.

  • Ce qui questionne : Le monothéisme et le corps, l’obsession du pêché, le corps de la femme, le corps de la mère, les wagons de fantasmes, l’obsession, la culpabilité.

26 juillet : Le Père Hamel, prêtre assassiné à l’Église Saint-Etienne-du-Rouvray. (Lien).

15 juillet : Coup d’état en Turquie.
14 juillet : Massacre à Nice, le camion sur la promenade des anglais.
13 juin : Meurtre de 2 policiers à Magnanville (Lien). Le tueur, Larossi Emballa, a fait une vidéo sur place, dont voici le texte.
12 juin : Tuerie dans la boite de nuit Pulse à Orlando (Lien)

31 mars 2016 : 1ère Nuit Debout. Le calendrier s’est arrêté, 32 mars, 33 mars…

  • Ce qui a lieu : Le désir impérieux d’un changement de système politique, de mentalité, de gouvernance, de paradigme.

Mars : En Arabie Saoudite, des scientifiques admettent que la femme est un mammifère, mais pas un « humain ». (Lien)

  • Ce qui est surprenant : L’article précise « Maintenant, les femmes seront considérées à part entière comme appartenant à la classe des mammifères, alors qu’avant on leur concédait le statut juridique d’un objet ou d’un mobilier de maison ». Une avancée donc.

2015

2 décembre : Sortie du film « Demain, un autre monde est possible » (Lien)

  • Ce qui émerge : Une synthèse de pistes très concrètes pour changer de système (énergie, argent, alimentation, écologie, éducation…). Un autre état d’esprit et un pouvoir d’agir (individuel et collectif).

30 novembre au 12 décembre : La COP21 à Paris

  • Ce qui émerge : Un emploi permanent du terme « radicalisation »

13 novembre : Attentats à Paris, le stade de france, les terrasses, le Bataclan.
7 janvier : Charlie hebdo, une sidération a commencé là en France, un glissement, une prise de conscience de la gravité de la situation.

2014

29 juin 2014 : Proclamation de l’établissement du califat islamique (Lien)

2011

Année d’un puissant élan de contestations politiques et sociales dans le monde.

17 septembre 2011 : début du mouvement Occupy Wall Street

15 mai 2011 : Début du mouvement des Indignés à Madrid.

Les différents événements du Printemps Arabe sont résumés ICI.
Février 2011 : SYRIE. « Des adolescents taggent sur les murs à Deraa « Liberté, Bashar dégage, Syrie libre ».
13 février : LYBIE. « Les émeutes armées éclatent à Benghazi, et gagnent Tripoli le 20 février. »
30 janvier : MAROC. « Les protestations marocaines commencent. »
25 janvier : ÉGYPTE. « Occupation de la place de la Libération (midan Tahrir) au Caire, pays dirigé depuis 30 ans par Hosni Moubarak. Le gouvernement est remanié le 27 sous la pression populaire. Le 28 janvier, la réussite de manifestations massives annonce la révolution égyptienne »
21 janvier : ARABIE SAOUDITE. « Un mouvement naît, pays dirigé par le roi Abdallah Ier.
18 janvier : YEMEN. « Ali Abdallah Saleh subit une contestation lancée par les étudiants. »
17 janvier 2011 : MAURITANIE, OMAN. Immolation et protestations.
14 janvier 2011. TUNISIE. Début du « printemps arabe – Ben Ali dégage ». Il fuit.
JORDANIE. Des manifestations commencent.

2010

28 décembre 2010 : ALGÉRIE. Manifestations. Pays dirigé depuis 1999 par Abdelaziz Bouteflika.
17 décembre 2010 : Le jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, s’immole en Tunisie. Les émeutes suivront, amorçant la vague de manifestations du printemps arabe (Lien)

21 octobre 2010 : Parution du livre « Indignez-vous ! » de Stephane Hessel. Plus intéressant par ce qu’il représente, et la référence de Stephane Hessel au Conseil national de la Résistance, que par le contenu lui-même, à mon avis. (Lien)

2009

17 février 2009 : Publication du « Manifeste pour les produits de haute nécessité », par Ernest Breleur, Patrick Chamaseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William (Lien)

2008

14 septembre : Début de la crise financière. Plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont sauvés in extremis par la Réserve fédérale américaine (Fed). (Lien)

2005

29 mai 2005 : Référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe (aussi appelé traité de Rome II) . Le « non » l’emporte à 54,68% (Lien)

2001

11 septembre 2001 : New York, attentat des Twin Towers.

1995

31 mai 1995 : sortie du film La Haine de Mathieu Kassovitz. Un film qui alertait sur le bouillonnement explosif de certaines banlieues, et des conséquences de nombreuses discriminations, sentiment d’injustices et de misères.

1992

7 février 1992 : Signature du traité de Maastricht (Europe). Il entre en vigueur le 1 novembre 1993.

1989

9 novembre 1989 : Chute du mur de Berlin.

1979

11 février 1979 : Révolution iranienne. L’Ayatollah Khomeini prend le pouvoir, fin de l’empire d’Iran et du Shah d’Iran. (Lien)
1979 > 1989 : Guerre d’Afghanistan (troupes URSS)
puis Guerre civile d’Afghanistan (1989-1992) après le retrait des troupes russes.

1975

13 avril 1975 : Date communément choisie pour signifier le début de la guerre du Liban. (Lien)

1973

Printemps 1973 : Début de l’occupation de l’usine des Lip

  • Ce que cela raconte :  l’entrée dans une époque où la spéculation légitime la fermeture d’usines.

1961

17 octobre 1961. Violences très meurtrières contre une manifestation pacifistes  d’algériens organisée par le FLN à Paris (Lien wikipedia et Le monde)

1954 > 3 juillet 1962

Guerre d’indépendance – Algérie (colonisée depuis 1830)

1946 > 1954

Guerre d’Indochine.

1944

21 avril 1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes en France (Lien permettant de voir à quelle date chaque pays l’a « accordé »).

1923

Démantèlement de l’empire ottoman (qui dura de 1299 à 1923).
L’historien Edhem Elden a réalisé une série de cours passionnants sur l’Empire Ottoman, qui permet de sentir ce qui fut à l’oeuvre, et laisse des traces, depuis le 18ème siècle.
www.cerese.fr/lien-edhem-elden-historien-lempire-ottoman-face-a-loccident/

1920

Cette image est saisissante. Empires et colonies en 1920.

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1916

16 mai 1916 : « Les accords Sykes-Picot sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec l’aval de l’Empire russe et du royaume d’Italie), prévoyant le partage du Proche-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne) en plusieurs zones d’influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l’Empire ottoman. Ces accords secrets n’ont été finalement révélés au grand public que le 23 novembre 1917 dans un article des Izvestia et de la Pravda le 26 novembre 1917, puis repris dans un article du Manchester Guardian. Les accords Sykes-Picot ont pris de l’importance sous la forme d’une « légende noire » attribuant certains événements supposés aux Alliés pendant la Première Guerre mondiale, nourrissant plus tard les prétentions nationalistes arabes et islamistes. » (Lien)
(Dans une vidéo de Daesh par exemple, les « soldats » de Daesh effacent au sol les démarcations établies lors de ces accords Sykes-Picot).
Une conférence de Rashid Khalidi à ce propos : https://www.youtube.com/watch?v=ti0RM47DI7I

1914 – 1918

Première guerre mondiale.


1648

« Les traités de Westphalie (ou paix de Westphalie) concluent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-Vingts Ans le 24 octobre 1648. Ils sont à la base du « système westphalien », expression utilisée a posteriori pour désigner le système international spécifique mis en place, de façon durable, par ces traités. »

1572

24 août 1572 : Le massacre de la nuit de la Saint Barthelemy

1563

1561

1550 / 1551

La controverse de Valladolid, un débat entre théologiens, juristes et administrateurs du royaume d’Espagne, débat politique et religieux sur le statut des amérindiens.

1542

  • Création de l’Inquisition romaine par Paul III.

1534

  • « Même si le concile de Trente a beaucoup aidé à la reconquête des pays écartés, la compagnie de Jésus a amplement aidé ce travail. Leur fondateur est Ignace de Loyola (14911556). C’est en 1534 qu’il créa son ordre, voulant militer et être soumis au pape. Dans cet ordre existe une discipline semblable à celle de l’armée. Tous les membres devaient obéir au supérieur, appelé « général ». La Compagnie se soumettait donc aux ordres du pape pour sauver le catholicisme. Les Jésuites se consacraient surtout à la prédication et à l’enseignement. Ils n’hésitaient pas à aller partout dans le monde pour convertir les protestants.
    En 1556, les Jésuites se comptaient par milliers. Vingt ans plus tard, ils étaient 5 000, en Amérique latine, en Asie ou en Nouvelle-France. Les Jésuites ont finalisé l’arrêt de l’expansion du protestantisme. Après ce concile, les conflits qui avaient caractérisé le xve siècle et le début du xvie prirent une nouvelle dimension, une dimension religieuse. »

1532

1521

  • L’empereur Charles Quint promulgue l’Édit de Worms pour interdire le luthéranisme. Il prononce la mise au ban de Martin Luther et de ses partisans, interdit la diffusion et la lecture de ses écrits (ainsi que de tout autre écrit suspect d’hérésie).
  • Les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

1520

Martin Luther publie ses principaux écrits réformateurs :

  • La Papauté de Rome ;
  • L’Appel à la noblesse chrétienne de la Nation allemande pour l’amélioration de l’ordre chrétien ;
  • De la Captivité babylonienne de l’Église ;
  • La Liberté chrétienne.

1515 / 1516

  • Martin Luther donne un cours sur l’épître de Paul aux Romains.

1450

« L’une des inventions qui eurent le plus d’impact sur les hommes de la Renaissance était le perfectionnement de l’imprimerie par les caractères mobiles en plomb et la presse à vis, par Gutenberg vers 1450. La première édition imprimée de la Bible apparut en 1455. Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion et ceci pendant une cinquantaine d’années. »


570 / 632 ?

Le Coran, l’Islam. + 622 ap. JC, selon le calendrier musulman.
Vers 570 à 632. Histoire de Muhammad
Ressources, livres, vidéos

476

476 apr. J.-C. : Le dernier empereur romain d’Occident (Romulus Augustule) est déposé par les Barbares.

De l’antiquité au Moyen Âge

Lien.

Histoire antiquite - moyen age

0 ? 

Le christianisme. De 7 ou 5 av. JC à 30 ap. JC. Jésus de Nazareth.

– 623 / -543 ?

Le bouddhisme. – 623-543 av. JC. (ou 563-483 av. JC). Histoire de Bouddha.

– 1355 / 1358 ?

Akhenaton. – 1355 / -1353 à – 1338 / – 1337. Akhenaton, une révolution religieuse et le culte d’Aton.

– 3150 / -543

L’Égypte antique, au bord du Nil. – 3150. L’unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord sous le règne du premier pharaon.

– 3761 ?

Le Judaïsme. – 3761 av. JC. dans le calendrier hébraïque
Lien. Histoire du judaïsme

 


il y a bien longtemps


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