EXERCICE. S’assoir, fermer les yeux, respirer consciemment

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Les personnes qui pratiquent la méditation disent « cela fait du bien », constat d’une sensation, d’un effet qui mérite quelques développements. Ce « bien » s’ancre dans un ressenti corporel, souvent d’apaisement et de quiétude, qui peut également provoquer une joie, une sensation de liberté.
Ce « bien » n’est pas magique, la méditation agit sur notre système nerveux végétatif (SNV) qui régule de nombreuses fonctions de notre corps (tout ce qui se fait sans que nous ayons besoin d’y penser ou de le vouloir : « le corps » respire, digère, produit des hormones, ovule… la vue s’adapte, le sang circule…). Qui plus est, ce système nerveux réagit aux stress, aux chocs, aux peurs… avec la production d’adrénaline et de nombreuses modifications physiologiques (accélération cardiaque, afflux de sang…) qui peuvent entrainer un épuisement, de l’insomnie, des troubles psychiques… lorsque le retour à la normale n’a pas lieu.

COMMENT MÉDITER

La base de la méditation est de s’arrêter… s’arrêter de courir, de penser, d’être dans le passé ou le futur, ailleurs ou autrement, et de se poser dans le présent.

S’asseoir, sur une chaise ou en tailleur au sol. Étirer le corps en préalable, et s’installer le plus confortablement possible (le dos, l’écartement des jambes, la position du bassin, de la tête…).

La suite est de RESPIRER, simplement, naturellement, et de sentir tout ce qu’il se passe dans le corps.
À l’expiration, relâcher les tensions musculaires, le visage, les épaules…
À l’inspiration, mettre de l’espace dans son corps et sentir le contact avec le sol, la chaise…
RESSENTIR, ne pas réagir à ce que l’on ressent, ne pas juger, simplement constater, accueillir toutes les sensations. S’il apparaît des zones douloureuses dans le corps, respirer dans ces zones, détendre.

Si des pensées surgissent, nous entraînent ailleurs… (ce qui arrive souvent, surtout au début de la pratique ou lorsque notre quotidien ou nos relations sont stressantes) ramener simplement la conscience dans la respiration et dans le corps.

Cinq ou dix minutes par jour peuvent avoir un effet très bénéfique. Ce n’est pas la peine de « vouloir » faire une heure de méditation par jour si vous savez d’avance que vous n’aurez pas le temps, et que vous allez culpabiliser ou laisser tomber. Faire peu, faire simplement, faire tranquillement… est déjà le début d’un retour à soi plus paisible.


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Les liens affectifs entre un vieux singe et celui qui s’est occupé d’elle

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À propos de l’attachement, de la mémoire et des liens bénéfiques.

 


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LIEN. Évolution des frontières sur plusieurs milliers d’années

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Ce péplum permet de visualiser l’évolution des groupes, peuples et civilisations et des territoires que ceux-ci ont occupé. Bien souvent, les périodes d’émergence sont associées à une conquête territoriale parfois ample et rapide, avant que d’autres « forces » en présence travaillent aux frontières… et qu’une autre civilisation (et/ou religion) n’émerge en un autre point et se lance à son tout à la conquête.

Cette représentation met certains points sur les “i” historiques : les civilisations ont un moment d’émergence, de croissance et d’apogée puis de déclin – tandis qu’une autre prend le relai de l’initiative historique, intellectuelle et culturelle. Cette vision peut transmettre ainsi une philosophie sur le deuil de supériorités fantasmées éternelles (quelles qu’elles soient).

UN OUTIL À MONTRER AUX JEUNES QUI « CROIENT » AU DISCOURS DE L’EI
L’étude approfondie des « origines » de l’Islam, du 7ème siècle, de la vie de Muhammad dans sa société (telle que l’a développé et médiatisé Rachid Benzine), peut être un préalable incontournable à l’étude des périodes ultérieures. Car c’est sur cette période, sur la question des origines, que des fantasmes puissants se projettent à partir de la période actuelle. En tenant compte de la manipulation des imaginaires et des blessures sur lesquels s’appuie la mouvance de l’État Islamique pour aimanter des jeunes en mal de vie, en colère ou en angoisse métaphysique, cette approche permet de désamorcer des éléments clefs de leurs discours. Si par exemple une période appelée “Âge d’or” a bien eut lieu dans l’histoire islamique au temps des Omeyyades sur un territoire donné allant de la péninsule ibérique à l’Indus, il ne s’agit nullement d’un Islam qui aurait conquis toute la Terre… comme le raconte certaines vidéos de l’État Islamique (cette apogée territoriale est lisible à 13 minutes). Ensuite, comme toutes les civilisations, le territoire d’influence s’est réduit.

L’approche historique pose donc des limites spatiales et temporelles aux fantasmes qui n’en ont pas. Elle pose un cadre dans lequel les affects “sans limite” sont invités à se reélaborer dans un cadre et une temporalité.

Autre vidéo : 1000 ans de frontières en 3 minutes

Visuel – Histoire de l’Europe depuis 6013 ans.

 


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LOI du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Version du 5 janvier 2018

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Lien sur legifrance.

Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat.

Version consolidée au 05 janvier 2018

Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre Ier : Principes.

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article 3.

Titre II : Attribution des biens, pensions.

Article 3

Les établissements dont la suppression est ordonnée par l’article 2 continueront provisoirement de fonctionner, conformément aux dispositions qui les régissent actuellement, jusqu’à l’attribution de leurs biens aux associations prévues par le titre IV et au plus tard jusqu’à l’expiration du délai ci-après.
Dès la promulgation de la présente loi, il sera procédé par les agents de l’administration des domaines à l’inventaire descriptif et estimatif :
1° Des biens mobiliers et immobiliers desdits établissements ;
2° Des biens de l’Etat, des départements et des communes dont les mêmes établissements ont la jouissance.
Ce double inventaire sera dressé contradictoirement avec les représentants légaux des établissements ecclésiastiques ou eux dûment appelés par une notification faite en la forme administrative.
Les agents chargés de l’inventaire auront le droit de se faire communiquer tous titres et documents utiles à leurs opérations.

Article 4

Dans le délai d’un an, à partir de la promulgation de la présente loi, les biens mobiliers et immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte seront, avec toutes les charges et obligations qui les grèvent et avec leur affectation spéciale, transférés par les représentants légaux de ces établissements aux associations qui, en se conformant aux règles d’organisation générale du culte dont elles se proposent d’assurer l’exercice, se seront légalement formées, suivant les prescriptions de l’article 19, pour l’exercice de ce culte dans les anciennes circonscriptions desdits établissements.

Article 5

Ceux des biens désignés à l’article précédent qui proviennent de l’Etat et qui ne sont pas grevés d’une fondation pieuse créée postérieurement à la loi du 18 germinal an X feront retour à l’Etat.
Les attributions de biens ne pourront être faites par les établissements ecclésiastiques qu’un mois après la promulgation du décret en Conseil d’Etat prévu à l’article 43. Faute de quoi la nullité pourra en être demandée devant le tribunal de grande instance par toute partie intéressée ou par le ministère public.
En cas d’aliénation par l’association cultuelle de valeurs mobilières ou d’immeubles faisant partie du patrimoine de l’établissement public dissous, le montant du produit de la vente devra être employé en titres de rente nominatifs ou dans les conditions prévues au paragraphe 2 de l’article 22.
L’acquéreur des biens aliénés sera personnellement responsable de la régularité de cet emploi.
Les biens revendiqués par l’Etat, les départements ou les communes ne pourront être aliénés, transformés ni modifiés jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la revendication par les tribunaux compétents.

Article 6

Les associations attributaires des biens des établissements ecclésiastiques supprimés seront tenues des dettes de ces établissements ainsi que de leurs emprunts sous réserve des dispositions du troisième paragraphe du présent article ; tant qu’elles ne seront pas libérées de ce passif, elles auront droit à la jouissance des biens productifs de revenus qui doivent faire retour à l’Etat en vertu de l’article 5.
Les annuités des emprunts contractés pour dépenses relatives aux édifices religieux, seront supportées par les associations en proportion du temps pendant lequel elles auront l’usage de ces édifices par application des dispositions du titre III.

Article 7

Les biens mobiliers ou immobiliers grevés d’une affectation charitable ou d’une toute autre affectation étrangère à l’exercice du culte seront attribués, par les représentants légaux des établissements ecclésiastiques, aux services ou établissements publics ou d’utilité publique, dont la destination est conforme à celle desdits biens. Cette attribution devra être approuvée par le préfet du département où siège l’établissement ecclésiastique. En cas de non-approbation, il sera statué par décret en Conseil d’Etat.

Toute action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en révocation ou en résolution, concernant les biens dévolus en exécution du présent article, est soumise aux règles prescrites par l’article 9.

Article 8

Faute par un établissement ecclésiastique d’avoir, dans le délai fixé par l’article 4, procédé aux attributions ci-dessus prescrites, il y sera pourvu par décret.
A l’expiration dudit délai, les biens à attribuer seront, jusqu’à leur attribution, placés sous séquestre.
Dans le cas où les biens attribués en vertu de l’article 4 et du paragraphe 1er du présent article seront, soit dès l’origine, soit dans la suite, réclamés par plusieurs associations formées pour l’exercice du même culte, l’attribution qui en aura été faite par les représentants de l’établissement ou par décret pourra être contestée devant le Conseil d’Etat, statuant au contentieux , lequel prononcera en tenant compte de toutes les circonstances de fait.

La demande sera introduite devant le Conseil d’Etat, dans le délai d’un an à partir de la date du décret ou à partir de la notification, à l’autorité préfectorale, par les représentants légaux des établissements publics du culte, de l’attribution effectuée par eux. Cette notification devra être faite dans le délai d’un mois.
L’attribution pourra être ultérieurement contestée en cas de scission dans l’association nantie, de création d’association nouvelle par suite d’une modification dans le territoire de la circonscription ecclésiastique et dans le cas où l’association attributaire n’est plus en mesure de remplir son objet.

Article 9

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

1. Les biens des établissements ecclésiastiques. qui n’ont pas été réclamés par des associations cultuelles constituées dans le délai d’un an à partir de la promulgation de la loi du 9 décembre 1905, seront attribués par décret à des établissements communaux de bienfaisance ou d’assistance situés dans les limites territoriales de la circonscription ecclésiastique intéressée, ou, à défaut d’établissement de cette nature, aux communes ou sections de communes, sous la condition d’affecter aux services de bienfaisance ou d’assistance tous les revenus ou produits de ces biens, sauf les exceptions ci-après :
1° Les édifices affectés au culte lors de la promulgation de la loi du 9 décembre 1905 et les meubles les garnissant deviendront la propriété des communes sur le territoire desquelles ils sont situés, s’ils n’ont pas été restitués ni revendiqués dans le délai légal ;
2° Les meubles ayant appartenu aux établissements ecclésiastiques ci-dessus mentionnés qui garnissent les édifices désignés à l’article 12, paragraphe 2, de la loi du 9 décembre 1905, deviendront la propriété de l’Etat, des départements et des communes, propriétaires desdits édifices, s’ils n’ont pas été restitués ni revendiqués dans le délai légal ;
3° Les immeubles bâtis, autres que les édifices affectés au culte, qui n’étaient pas productifs de revenus lors de la promulgation de la loi du 9 décembre 1905 et qui appartenaient aux menses archiépiscopales et épiscopales, aux chapitres et séminaires, ainsi que les cours et jardins y attenant, seront attribués par décret, soit à des départements, soit à des communes, soit à des établissements publics pour des services d’assistance ou de bienfaisance ou des services publics ;
4° Les biens des menses archiépiscopales et épiscopales, chapitres et séminaires, seront, sous réserve de l’application des dispositions du paragraphe précèdent, affectés dans la circonscription territoriale de ces anciens établissements, au paiement du reliquat des dettes régulières ou légales de l’ensemble des établissements ecclésiastiques compris dans ladite circonscription, dont les biens n’ont pas été attribués à des associations cultuelles, ainsi qu’au paiement de tous frais exposés et de toutes dépenses effectuées relativement à ces biens par le séquestre, sauf ce qui est dit au paragraphe 13 de l’article 3 ci-après. L’actif disponible après l’acquittement de ces dettes et dépenses sera attribué par décret à des services départementaux de bienfaisance ou d’assistance.
En cas d’insuffisance d’actif il sera pourvu au paiement desdites dettes et dépenses sur l’ensemble des biens ayant fait retour à l’Etat, en vertu de l’article 5 ;
5° Les documents, livres, manuscrits et oeuvres d’art ayant appartenu aux établissements ecclésiastiques et non visés au 1° du présent paragraphe pourront être réclamés par l’Etat, en vue de leur dépôt dans les archives, bibliothèques ou musées et lui être attribués par décret ;
6° Les biens des caisses de retraite et maisons de secours pour les prêtres âgés ou infirmes seront attribués par décret à des sociétés de secours mutuels constituées dans les départements où ces établissements ecclésiastiques avaient leur siège.
Pour être aptes à recevoir ces biens, lesdites sociétés devront être approuvées dans les conditions prévues par la loi du 1er avril 1898, avoir une destination conforme à celle desdits biens, être ouvertes à tous les intéressés et ne prévoir dans leurs statuts aucune amende ni aucun cas d’exclusion fondés sur un motif touchant à la discipline ecclésiastique. Les biens des caisses de retraite et maisons de secours qui n’auraient pas été réclamés dans le délai de dix-huit mois à dater de la promulgation de la présente loi par des sociétés de secours mutuels constituées dans le délai d’un an de ladite promulgation, seront attribués par décret aux départements où ces établissements ecclésiastiques avaient leur siège, et continueront à être administrés provisoirement au profit des ecclésiastiques qui recevaient des pensions ou secours ou qui étaient hospitalisés à la date du 15 décembre 1906.

Les ressources non absorbées par le service de ces pensions ou secours seront employées au remboursement des versements que les ecclésiastiques ne recevant ni pension ni secours justifieront avait faits aux caisses de retraites.
Le surplus desdits biens sera affecté par les départements à des services de bienfaisance ou d’assistance fonctionnant dans les anciennes circonscriptions des caisses de retraite et maisons de secours.
2. En cas de dissolution d’une association, les biens qui lui auront été dévolus en exécution des articles 4 et 8 seront attribués par délibérations concordantes des associations ou établissements concernés, soit à des associations analogues dans la même circonscription ou, à leur défaut, dans les circonscriptions les plus voisines, soit aux établissement visés au paragraphe 1er du présent article.
3. Toute action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en révocation ou en résolution doit être introduite dans le délai ci-après déterminé.
Elle ne peut être exercée qu’en raison de donations, de legs ou de fondations pieuses, et seulement par les auteurs et leurs héritiers en ligne directe.
Les arrérages de rentes dues aux fabriques pour fondations pieuses ou cultuelles et qui n’ont pas été rachetées cessent

d’être exigibles.
Aucune action d’aucune sorte ne pourra être intentée à raison de fondations pieuses antérieures à la loi du 18 germinal an X.
4. L’action peut être exercée contre l’attributaire ou, à défaut d’attribution, contre le directeur général des domaines représentant l’Etat en qualité de séquestre.
5. Nul ne pourra introduire une action, de quelque nature qu’elle soit, s’il n’a déposé, deux mois auparavant un mémoire préalable sur papier non timbré entre les mains du directeur général des domaines qui en délivrera un récépissé daté et signé.
6. Au vu de ce mémoire, et après avis du directeur des domaines, le préfet pourra en tout état de cause, et quel que soit l’état de la procédure, faire droit à tout ou partie de la demande par un arrêté….
7. L’action sera prescrite si le mémoire préalable n’a pas été déposé dans les dix mois à compter de la publication au Journal officiel de la liste des biens attribués ou à attribuer avec les charges auxquelles lesdits biens seront ou demeureront soumis, et si l’assignation devant la juridiction ordinaire n’a pas été délivrée dans les trois mois de la date du récépissé.
Parmi ces charges, pourra être comprise celle de l’entretien des tombes.
8. Passé ces délais, les attributions seront définitives et ne pourront plus être attaquées de quelque matière ni pour quelque cause que ce soit.
Néanmoins, toute personne intéressée pourra poursuivre devant le Conseil d’Etat statuant au contentieux, l’exécution des charges imposées par les décrets d’attribution.
9. Il en sera de même pour les attributions faites après solution des litiges soulevés dans le délai.
10. Tout créancier, hypothécaire, privilégié ou autre, d’un établissement dont les biens ont été mis sous séquestre, devra, pour obtenir le paiement de sa créance, déposer préalablement à toute poursuite un mémoire justificatif de sa demande, sur papier non timbré, avec les pièces à l’appui au directeur général des domaines qui en délivrera un récépissé daté et signé.
11. Au vu de ce mémoire et sur l’avis du directeur des domaines, le préfet pourra en tout état de cause, et quel que soit l’état de la procédure, décider, par un arrêté pris en conseil de préfecture, que le créancier sera admis, pour tout ou parti de sa créance, au passif de la liquidation de l’établissement supprimé.
12. L’action du créancier sera définitivement éteinte si le mémoire préalable n’a pas été déposé dans les six mois qui suivront la publication au Journal officiel prescrite par le paragraphe 7 du présent article, et si l’assignation devant la juridiction ordinaire n’a pas été délivrée dans les neuf mois de ladite publication.
13. Dans toutes les causes auxquelles s’appliquent les dispositions de la présente loi, le tribunal statue comme en matière sommaire, conformément au titre 24 du livre II du Code de procédure civile.
Les frais exposés par le séquestre seront, dans tous les cas, employés en frais privilégiés sur le bien séquestré, sauf recouvrement contre la partie adverse condamnée aux dépens, ou, sur la masse générale des biens recueillis par l’Etat. Le donateur et les héritiers en ligne directe soit du donateur, soit du testateur ayant, dès à présent, intenté une action en revendication ou en révocation devant les tribunaux civils, sont dispensés des formalités de procédure prescrites par les paragraphes 5,6 et 7 du présent article.
14. L’Etat, les départements les communes et les établissements publics ne peuvent remplir ni les charges pieuses ou cultuelles, afférentes aux libéralités à eux faites ou, aux contrats conclus par eux, ni les charges dont l’exécution comportait l’intervention soit d’un établissement public du culte, soit de titulaires ecclésiastiques.
Ils ne pourront remplir les charges comportant l’intervention d’ecclésiastiques pour l’accomplissement d’actes non cultuels que s’il s’agit de libéralités autorisées antérieurement à la promulgation de la présente loi, et si, nonobstant l’intervention de ces ecclésiastiques, ils conservent un droit de contrôle sur l’emploi desdites libéralités.
Les dispositions qui précèdent s’appliquent au séquestre.
Dans les cas prévus à l’alinéa 1er du présent paragraphe, et en cas d’inexécution des charges visées à l’alinéa 2, l’action en reprise, qu’elle soit qualifiée en revendication, en révocation ou en résolution, ne peut être exercée que par les auteurs des libéralités et leurs héritiers en ligne directe.
Les paragraphes précédents s’appliquent à cette action sous les réserves ci-après :
Le dépôt du mémoire est fait au préfet, et l’arrêté du préfet en conseil de préfecture est pris, s’il y a lieu, après avis de la commission départementale pour le département, du conseil municipal pour la commune et de la commission administrative pour l’établissement public intéressé.
En ce qui concerne les biens possédés par l’Etat, il sera statué par décret.
L’action sera prescrite si le mémoire n’a pas été déposé dans l’année qui suivra la promulgation de la présente loi, et l’assignation devant la juridiction ordinaire délivrée dans les trois mois de la date du récépissé.
15. Les biens réclamés, en vertu du paragraphe 14, à l’Etat, aux départements, aux communes et à tous les établissements publics ne seront restituables, lorsque la demande ou l’action sera admise, que dans la proportion correspondant aux charges non exécutées, sans qu’il y ait lieu de distinguer si lesdites charges sont ou non déterminantes de la libéralité ou du contrat de fondation pieuse et sous déduction des frais et droits correspondants payés lors de l’acquisition des biens.
16. Sur les biens grevés de fondations de messes, l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics possesseurs ou attributaires desdits biens, devront, à défaut des restitutions à opérer en vertu du présent article, mettre en réserve la portion correspondant aux charges ci-dessus visées.
Cette portion sera remise aux sociétés de secours mutuels constituées conformément au paragraphe 1er, 6°, de l’article 9 de la loi du 9 décembre 1905, sous la forme de titres de rente nominatifs, à charge par celles-ci d’assurer l’exécution des fondations perpétuelles de messes.
Pour les fondations temporaires, les fonds y afférents seront versés auxdites sociétés de recours mutuels, mais ne bénéficieront pas du taux de faveur prévu par l’article 21 de la loi du 1er avril 1898.
Les titres nominatifs seront remis et les versements faits à la société de secours mutuels qui aura été constituée dans le département, ou à son défaut dans le département le plus voisin.
A l’expiration du délai de dix-huit mois prévu au paragraphe 1er, 6° ci-dessus visé, si aucune des sociétés de secours mutuels qui viennent d’être mentionnées n’a réclamé la remise des titres ou le versement auquel elle a droit, l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics seront définitivement libérés et resteront propriétaires des biens par eux possédés ou à eux attribués, sans avoir à exécuter aucune des fondations et messes grevant lesdits biens. La portion à mettre en réserve, en vertu des dispositions précédentes sera calculée sur la base des tarifs indiqués dans l’acte de fondation, ou, à défaut, sur la base des tarifs en vigueur au 9 décembre 1905.

Article 10

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

1. Les attributions prévues par les articles précédents ne donnent lieu à aucune perception au profit du Trésor.
2. Les transferts, transcriptions, inscriptions et mainlevées, mentions et certificats seront opérés ou délivrés par les compagnies, sociétés et autres établissements débiteurs et par les conservateurs des hypothèques, en vertu, soit d’une décision de justice devenue définitive, soit d’un arrêté pris par le préfet soit des délibérations concordantes prévues au 2 de l’article 9, soit d’un décret d’attribution.
3. Les arrêtés et décrets, les transferts, les transcriptions, inscriptions et mainlevées, mentions et certificats opérés ou délivrés venu desdits arrêtés et décrets ou des décisions de justice susmentionnés seront affranchis de droits de timbre, d’enregistrement et de toute taxe.
4. Les attributaires de biens immobiliers seront, dans tous les cas, dispensés de remplir les formalités de purge des hypothèques légales. Les biens attribués seront francs et quittes de toute charge hypothécaire ou privilégiée qui n’aurait pas été inscrite avant l’expiration du délai de six mois à dater de la publication au Journal officiel ordonnée par le paragraphe 7 de l’article 9.

Article 11 (abrogé)

Abrogé par LOI n°2011-525 du 17 mai 2011 – art. 163 Titre III : Des édifices des cultes.

Article 12

Modifié par Loi n°98-546 du 2 juillet 1998 – art. 94

Les édifices qui ont été mis à la disposition de la nation et qui, en vertu de la loi du 18 germinal an X, servent à l’exercice public des cultes ou au logement de leurs ministres (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), ainsi que leurs dépendances immobilières et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment où lesdits édifices ont été remis aux cultes, sont et demeurent propriétés de l’Etat, des départements, des communes et des établissements publics de coopération intercommunale ayant pris la compétence en matière d’édifices des cultes.
Pour ces édifices, comme pour ceux postérieurs à la loi du 18 germinal an X, dont l’Etat, les départements et les communes seraient propriétaires, y compris les facultés de théologie protestante, il sera procédé conformément aux dispositions des articles suivants.

Article 13

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

Les édifices servant à l’exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant, seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations appelées à les remplacer auxquelles les biens de ces établissements auront été attribués par application des dispositions du titre II.
La cessation de cette jouissance, et, s’il y a lieu, son transfert seront prononcés par arrêté préfectoral, sauf recours au Conseil d’Etat statuant au contentieux :

1° Si l’association bénéficiaire est dissoute :
2° Si, en dehors des cas de force majeure, le culte cesse d’être célébré pendant plus de six mois consécutifs :
3° Si la conservation de l’édifice ou celle des objets mobiliers classés en vertu de la loi de 1887 et de l’article 16 de la présente loi est compromise par insuffisance d’entretien, et après mise en demeure dûment notifiée du conseil municipal ou, à son défaut du préfet :
4° Si l’association cesse de remplir son objet ou si les édifices sont détournés de leur destination ;
5° Si elle ne satisfait pas soit aux obligations de l’article 6 ou du dernier paragraphe du présent article, soit aux prescriptions relatives aux monuments historiques.
Dans les cinq cas ci-dessus prévus, la désaffectation des édifices cultuels communaux ainsi que des objets mobiliers les garnissant pourra être prononcée par décret en Conseil d’Etat. Toutefois cette désaffectation pourra être prononcée par arrêté préfectoral, à la demande du conseil municipal, lorsque la personne physique ou morale ayant qualité pour représenter le culte affectataire aura donné par écrit son consentement à la désaffectation.

En dehors de ces cas, la désaffectation ne pourra être prononcée que par une loi.
Les immeubles autrefois affectés aux cultes et dans lesquels les cérémonies du culte n’auront pas été célébrées pendant le délai d’un an antérieurement à la présente loi, ainsi que ceux qui ne seront pas réclamés par une association cultuelle dans le délai de deux ans après sa promulgation, pourront être désaffectés par décret.
Il en est de même pour les édifices dont la désaffectation aura été demandée antérieurement au 1er juin 1905.
Les établissements publics du culte, puis les associations bénéficiaires, seront tenus des réparations de toute nature, ainsi que des frais d’assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant.
L’Etat, les départements, les communes et les établissements publics de coopération intercommunale pourront engager les dépenses nécessaires pour l’entretien et la conservation des édifices du culte dont la propriété leur est reconnue par la présente loi.

Article 14

Les archevêchés, évêchés, les presbytères et leurs dépendances, les grands séminaires et facultés de théologie protestante seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations prévues à l’article 13, savoir : les archevêchés, et évêchés pendant une période de deux années ; les presbytères dans les communes où résidera le ministre du culte, les grands séminaires et facultés de théologie protestante, pendant cinq années à partir de la promulgation de la présente loi.

Les établissements et associations sont soumis, en ce qui concerne ces édifices, aux obligations prévues par le dernier paragraphe de l’article 13. Toutefois, ils ne seront pas tenus des grosses réparations.
La cessation de la jouissance des établissements et associations sera prononcée dans les conditions et suivant les formes déterminées par l’article 13. Les dispositions des paragraphes 3 et 5 du même article sont applicables aux édifices visés par le paragraphe 1er du présent article.

La distraction des parties superflues des presbytères laissés à la disposition des associations cultuelles pourra, pendant le délai prévu au paragraphe 1er, être prononcée pour un service public par décret rendu en Conseil d’Etat.
A l’expiration des délais de jouissance gratuite, la libre disposition des édifices sera rendue à l’Etat, aux départements ou aux communes.

Ceux de ces immeubles qui appartiennent à l’Etat pourront être, par décret, affectés ou concédés gratuitement, dans les formes prévues à l’ordonnance du 14 juin 1833, soit à des services publics de l’Etat, soit à des services publics départementaux ou communaux.
Les indemnités de logement incombant actuellement aux communes, à défaut de presbytère, par application de l’article 136 de la loi du 5 avril 1884, resteront à leur charge pendant le délai de cinq ans. Elles cesseront de plein droit en cas de dissolution de l’association.

Article 15

Dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes, la jouissance des édifices antérieurs à la loi du 18 germinal an X, servant à l’exercice des cultes ou au logement de leurs ministres, sera attribuée par les communes sur le territoire desquelles ils se trouvent, aux associations cultuelles, dans les conditions indiquées par les articles 12 et suivants de la présente loi. En dehors de ces obligations, les communes pourront disposer librement de la propriété de ces édifices.
Dans ces mêmes départements, les cimetières resteront la propriété des communes.

Article 16

Il sera procédé à un classement complémentaire des édifices servant à l’exercice public du culte (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), dans lequel devront être compris tous ceux de ces édifices représentant, dans leur ensemble ou dans leurs parties, une valeur artistique ou historique.
Les objets mobiliers ou les immeubles par destination mentionnés à l’article 13, qui n’auraient pas encore été inscrits sur la liste de classement dressée en vertu de la loi du 30 mars 1887, sont, par l’effet de la présente loi, ajoutés à ladite liste. Il sera procédé par le ministre compétent, dans le délai de trois ans, au classement définitif de ceux de ces objets dont la conservation présenterait, au point de vue de l’histoire ou de l’art, un intérêt suffisant. A l’expiration de ce délai, les autres objets seront déclassés de plein droit.
En outre, les immeubles et les objets mobiliers, attribués en vertu de la présente loi aux associations, pourront être classés dans les mêmes conditions que s’ils appartenaient à des établissements publics.
Il n’est pas dérogé, pour le surplus, aux dispositions de la loi du 30 mars 1887.
Les archives ecclésiastiques et bibliothèques existant dans les archevêchés, évêchés, grands séminaires, paroisses, succursales et leurs dépendances, seront inventoriées et celles qui seront reconnues propriété de l’Etat lui seront restituées.

Article 17

Les immeubles par destination classés en vertu de la loi du 30 mars 1887 ou de la présente loi sont inaliénables et imprescriptibles
Dans le cas où la vente ou l’échange d’un objet classé serait autorisé par le ministre compétent, un droit de préemption est accordé : 1° aux associations cultuelles ; 2° aux communes ; 3° aux départements ; 4° aux musées et sociétés d’art et d’archéologie ; 5° à l’Etat. Le prix sera fixé par trois experts que désigneront le vendeur, l’acquéreur et le président du tribunal de grande instance.

Si aucun des acquéreurs visés ci-dessus ne fait usage du droit de préemption la vente sera libre ; mais il est interdit à l’acheteur d’un objet classé de le transporter hors de France.
La visite des édifices et l’exposition des objets mobiliers classés seront publiques : elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance.

Titre IV : Des associations pour l’exercice des cultes.

Article 18

Les associations formées pour subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public d’un culte devront être constituées conformément aux articles 5 et suivants du titre Ier de la loi du 1er juillet 1901. Elles seront, en outre, soumises aux

prescriptions de la présente loi.

Article 19

Modifié par LOI n° 2009-526 du 12 mai 2009 – art. 111 (V) Modifié par LOI n°2011-525 du 17 mai 2011 – art. 21

Ces associations devront avoir exclusivement pour objet l’exercice d’un culte et être composés au moins :
Dans les communes de moins de 1.000 habitants, de sept personnes ;
Dans les communes de 1.000 à 20.000 habitants, de quinze personnes ;
Dans les communes dont le nombre des habitants est supérieur à 20.000, de vingt-cinq personnes majeures, domiciliées ou résidant dans la circonscription religieuse.

Chacun de leurs membres pourra s’en retirer en tout temps, après payement des cotisations échues et de celles de l’année courante, nonobstant toute clause contraire.
Nonobstant toute clause contraire des statuts, les actes de gestion financière et d’administration légale des biens accomplis par les directeurs ou administrateurs seront, chaque année au moins présentés au contrôle de l’assemblée générale des membres de l’association et soumis à son approbation.

Les associations pourront recevoir, en outre, des cotisations prévues par l’article 6 de la loi du 1er juillet 1901, le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte, percevoir des rétributions : pour les cérémonies et services religieux même par fondation ; pour la location des bancs et sièges ; pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles dans les édifices religieux et à la décoration de ces édifices.

Les associations cultuelles pourront recevoir, dans les conditions prévues par les trois derniers alinéas de l’article 910 du code civil, les libéralités testamentaires et entre vifs destinées à l’accomplissement de leur objet ou grevées de charges pieuses ou cultuelles.
Elles pourront verser, sans donner lieu à perception de droits, le surplus de leurs recettes à d’autres associations constituées pour le même objet.

Elles ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l’Etat, des départements et des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparations aux édifices affectés au culte public, qu’ils soient ou non classés monuments historiques.

Article 20

Ces associations peuvent, dans les formes déterminées par l’article 7 du décret du 16 août 1901, constituer des unions ayant une administration ou une direction centrale ; ces unions seront réglées par l’article 18 et par les cinq derniers

paragraphes de l’article 19 de la présente loi.

Article 21

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

Les associations et les unions dressent chaque année l’état inventorié de leurs biens meubles et immeubles.
Le contrôle financier est exercé sur les associations et sur les unions par le ministre des finances et par l’inspection

générale des finances.

Article 22

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

Les associations et unions peuvent employer leurs ressources disponibles à la constitution d’un fonds de réserve suffisant pour assurer les frais et l’entretien du culte et ne pouvant, en aucun cas, recevoir une autre destination.

Article 23

Modifié par ORDONNANCE n°2015-904 du 23 juillet 2015 – art. 13

Seront punis d’une amende prévue par le 5° de l’article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe, et, en cas de récidive, d’une amende double, les directeurs ou administrateurs d’une association ou d’une union qui auront contrevenu aux articles 18,19,20,21 et 22.
Les tribunaux pourront, en outre, dans tous les cas prévus au paragraphe 1er du présent article, prononcer la dissolution de l’association ou de l’union.

Article 24

Les édifices affectés à l’exercice du culte appartenant à l’Etat, aux départements ou aux communes continueront à être exemptés de l’impôt foncier et de l’impôt des portes et fenêtres.
Les édifices servant au logement des ministres des cultes, les séminaires, les facultés de théologie protestante qui appartiennent à l’Etat, aux départements ou aux communes, les biens qui sont la propriété des associations et unions sont soumis aux mêmes impôts que ceux des particuliers.

Toutefois, les édifices affectés à l’exercice du culte qui ont été attribués aux associations ou unions en vertu des dispositions de l’article 4 de la présente loi sont, au même titre que ceux qui, appartiennent à l’Etat, aux départements et aux communes, exonérés de l’impôt foncier et de l’impôt des portes et fenêtres.
Les associations et unions ne sont en aucun cas assujetties à la taxe d’abonnement ni à celle imposée aux cercles par article 33 de la loi du 8 août 1890, pas plus qu’à l’impôt de 4 % sur le revenu établi par les lois du 28 décembre 1880 et 29 décembre 1884.

Titre V : Police des cultes.

Article 25

Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont dispensées des formalités de l’article 8 de la loi du 30 juin 1881, mais restent placées sous la surveillance des autorités dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 26

Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte.

Article 27

Modifié par Loi n° 96-142 du 21 février 1996 (V)

Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte, sont réglées en conformité de l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Les sonneries des cloches seront réglées par arrêté municipal, et, en cas de désaccord entre le maire et le président ou directeur de l’association cultuelle, par arrêté préfectoral.
Le décret en Conseil d’Etat prévu par l’article 43 de la présente loi déterminera les conditions et les cas dans lesquels les sonneries civiles pourront avoir lieu.

Article 28

Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

Article 29

Les contraventions aux articles précédents sont punies des peines de police.
Sont passibles de ces peines, dans le cas des articles 25, 26 et 27, ceux qui ont organisé la réunion ou manifestation, ceux qui y ont participé en qualité de ministres du culte et, dans le cas des articles 25 et 26, ceux qui ont fourni le local.

Article 30 (abrogé)

Abrogé par Ordonnance n° 2000-549 du 15 juin 2000 – art. 7 (V)

Article 31

Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

NOTA : Aux termes du 1° de l’article 1er du décret n° 93-726 du 29 mars 1993 portant réforme du code pénal, ont été abrogées les dispositions des textes législatifs antérieurs à l’entrée en vigueur de la Constitution et des règlements qui édictaient des peines d’emprisonnement pour des contraventions.

Article 32

Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices.

NOTA : Aux termes du 1° de l’article 1er du décret n° 93-726 du 29 mars 1993 portant réforme du code pénal, ont été abrogées les dispositions des textes législatifs antérieurs à l’entrée en vigueur de la Constitution et des règlements qui édictaient des peines d’emprisonnement pour des contraventions.

Article 33

Les dispositions des deux articles précédents ne s’appliquent qu’aux troubles, outrages ou voies de fait, dont la nature ou les circonstances ne donneront pas lieu à de plus fortes peines d’après les dispositions du Code pénal.

Article 34

Modifié par Ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 1 (V)

Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux où s’exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d’un service public, sera puni d’une amende de 3 750 euros. et d’un emprisonnement d’un an, ou de l’une de ces deux peines seulement. La vérité du fait diffamatoire, mais seulement s’il est relatif aux fonctions, pourra être établi devant le tribunal correctionnel dans les formes prévues par l’article 52 de la loi du 29 juillet 1881. Les prescriptions édictées par l’article 65 de la même loi s’appliquent aux délits du présent article et de l’article qui suit.

Article 35

Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile.

Article 36

Dans le cas de condamnation par les tribunaux de police ou de police correctionnelle en application des articles 25 et 26, 34 et 35, l’association constituée pour l’exercice du culte dans l’immeuble où l’infraction a été commise sera civilement responsable.

Titre VI : Dispositions générales.

Article 37

L’article 463 du Code pénal et la loi du 26 mars 1891 sont applicables à tous les cas dans lesquels la présente loi édicte des pénalités.
NOTA : Aux termes de l’article 323 de la loi n° 92-1336 du 16 décembre 1992 : Sont abrogées toutes les dispositions faisant référence à l’article 463 du code pénal.

Article 38

Les congrégations religieuses demeurent soumises aux lois des 1er juillet 1901, 4 décembre 1902 et 7 juillet 1904.

Article 39

Les jeunes gens, qui ont obtenu à titre d’élèves ecclésiastiques la dispense prévue par l’article 23 de la loi du 15 juillet 1889, continueront à en bénéficier conformément à l’article 99 de la loi du 21 mars 1905, à la condition qu’à l’âge de vingt-six ans ils soient pourvus d’un emploi de ministre du culte rétribué par une association cultuelle et sous réserve des justifications qui seront fixées par un décret en Conseil d’Etat.

Article 40

Pendant huit années à partir de la promulgation de la présente loi, les ministres du culte seront inéligibles au conseil municipal dans les communes où ils exerceront leur ministère ecclésiastique.

Article 41 (abrogé)
Article 42 (abrogé)

Abrogé par Loi n°73-4 du 2 janvier 1973 – art. 2 (V) JORF 3 janvier 1973

Article 43

Un décret en Conseil d’Etat rendu dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi déterminera les mesures propres à assurer son application.
Des décrets en Conseil d’Etat détermineront les conditions dans lesquelles la présente loi sera applicable en Algérie et aux colonies.

Article 44

Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions relatives à l’organisation publique des cultes antérieurement reconnus par l’Etat, ainsi que toutes dispositions contraires à la présente loi et notamment :

1° La loi du 18 germinal an X, portant que la convention passée le 26 messidor an IX entre le pape et le Gouvernement français, ensemble les articles organiques de ladite convention et des cultes protestants, seront exécutés comme des lois de la République ;
2° Le décret du 26 mars 1852 et la loi du 1er août 1879 sur les cultes protestants ;
3° Les décrets du 17 mars 1808, la loi du 8 février 1831 et l’ordonnance du 25 mai 1844 sur le culte israélite ; 4° Les décrets des 22 décembre 1812 et 19 mars 1859 ;
5° Les articles 201 à 208,260 à 264,294 du Code pénal ;
6° Les articles 100 et 101, les paragraphes 11 et 12, de l’article 136 et l’article 167 de la loi du 5 avril 1884 ; 7° Le décret du 30 décembre 1809 et l’article 78 de la loi du 26 janvier 1892.

Le Président de la République, Emile LOUBET

Le président du conseil, ministre des affaires étrangères, ROUVIER
Le ministre de l’instruction publique, des beaux-arts et des cultes, Bienvenu MARTIN
Le ministre de l’intérieur, F. DUBIEF
Le ministre des finances, P. MERLOU
Le ministre des colonies, CLEMENTEL.


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OUTIL. Histoire chronologique au fil des siècles et du temps présent

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contact : sandrine delrieu
lecerese@gmail.com


Que ce soit au niveau personnel ou au niveau collectif, la conscience de ce qui eut lieu et des liens entre événements permet d’y voir plus clair dans le présent – et dans ce qui pourrait advenir.
Vous trouvez quelques dates-clefs permettant de lire certains fils conducteurs dans les événements collectifs.
Cette liste n’est pas exhaustive, je la complète au fil du temps. Quant aux événements de l’actualité, j’en note quelques uns, mais il faudra un peu de recul pour trier entre l’anecdotique et le structurel.

Cette liste, quand nous en ressentons le sous-texte et les lames de fond, parle
Les mutations socio-culturelles et politiques, qu’elles soient lumineuses ou sombres, suivent actuellement un rythme identifiable.
> En 2011, une puissante volonté de changements s’exprima selon deux grandes lignes de force : des mouvements de contestation cherchant « un monde meilleur »  (Printemps arabe, les Indignés, Occupy Wall Street…) et des forces extrêmement sombres (EI, Daesh, extrêmes droites…).
> Si nous observons l’évolution de Daesh, un tournant collectif eut lieu ensuite en 2014 (proclamation du califat), un autre en 2017 (perte du territoire physique en Syrie-Irak, mais mutation et déplacement du problème), les prochaines étapes-clefs pourraient avoir lieu en 2021 puis 2025. Comme si les jaillissements de 2011 se remaniaient tous les 3,5 ans et tous les 7 ans, en changeant parfois de formes mais en continuant de tracer leurs lignes de fond.
Sandrine Delrieu

2018

Particularités de l’année 2018 :
– Dans la continuité de l’automne 2018, la volonté d’aller ”à la racine” de certains problèmes d’abus de pouvoir et de violences récurrentes : le sexe (suite de #balancetonporc), les armes (États Unis).

14 février 2018 : ”Est-ce le drame de trop aux Etats-Unis ? Quelques jours après la tuerie survenue mercredi 14 février, au cours de laquelle Nikolas Cruz a tué 17 personnes dans son ancien lycée de Parkland, en Floride, la colère monte, notamment chez les jeunes, contre l’accès facile aux armes à feu dans le pays. « Croyez-moi, nous allons être le changement », a notamment affirmé l’un des survivants.” (article complet). Le cri de colère de la jeune Emma Gonzalez a fait le tour des réseaux sociaux. Le NRA, le lobby des armes est ciblé, ainsi que tous les politiques qui ont reçu de l’argent de leur part.

27 janvier 2018 : Un tragique attentat à Kaboul, sur fond de tensions politiques. (lien)
20 janvier 2018 : La Turquie lance une opération militaire dans une zone kurde en Syrie (lien)
12 janvier 2018 : Agression en prison par un détenu radicalisé Vendin Le Vieil (lien). La question épineuse des prisons.
12 janvier 2018 : ALGÉRIE. Pour la première fois, le premier de l’an berbère, selon le calendrier Amazigh, est un jour férie (lien). Cette reconnaissance pourrait ouvrir une brèche, qui renvoie le mot « arabe » à son origine, dans cette Arabie devenue un jour « Saoudite ».

2017

Particularités de l’année 2017 :
– Année en lien avec la poussée de changements qui eut lieu en 2011.
– Année qui nous plonge dans un vaste questionnement sur les « fake news » – et donc sur la réalité, et sur « l’acte de penser ».

23 novembre 2017. Un attentat d’une violence terrible dans une mosquée au Nord de l’Égypte. Plus de 300 fidèles morts, des blessés. (Lien)

Mi novembre 2017 : Des images filmées par CNN montrent des marchés d’esclaves en Lybie. (Article). Les réfugiés qui avaient traversé la mer (sans y mourir) le racontait. Il fallait sans doute des images pour que cela touche plus largement les personnes et les médias. Mais est-ce que cela change quelque chose sur place ?

Post facebook 2017

  • Ce que cela provoque : Des paroles se libèrent également dans les réseaux sociaux à propos du racisme des « arabes » vis à vis des « noirs », des africains du Nord vis à vis des africains du Centre et du Sud. 
  • Le chercheur Tidiane N’Diaye a écrit un livre sur ce sujet. Le génocide voilé.
    Voir également la série de documentaires d’Arte : « Les routes de l’esclavage« 


5 novembre 2017. Affaire des « Paradise Papers », nouvelle histoire des paradis fiscaux (Article)

20 octobre 2017. Tarik Ramadan est accusé d’agressions sexuelles et de viols (Article).

  • Ce que cela questionne : Dans le cas de Ramadan, la justice tranchera. Mais cette affaire révèle un type de comportements qui existe bel et bien, et qui révèle un décalage, voire une opposition totale, entre le personnage et la personne.

13 octobre 2017. « Le premier tweet #balancetonporc est publié le vendredi 13 octobre par Sandra Muller (suite à l’affaire Harvey Weinstein). Avec plus de 20 000 utilisations (dimanche à 13 heures), le hashtag #balancetonporc est devenu, dans la nuit du samedi au dimanche, un des plus fréquents sur Twitter France ». (Article)

À PARTIR DU MOIS D’OCTOBRE 2017, L’AIR DU TEMPS EST À LA LEVÉE DE CERTAINS TABOUS, de ce que certains savaient – mais où le fait de savoir ne changeait rien de manière structurelle, car il n’y avait pas d’actes engagés vers un « changement de système ». Plusieurs révélations et scandales concernent le fait de considérer l’autre comme un objet, une marchandise (abus sexuels, esclavagistes…). Pouvoir, argent… À l’heure d’internet, les récits font vite le tour de la planète (connectée). 

2 octobre 2017.  Une fusillade à Las Vegas lors d’un concert. (Lien)
1 octobre. Laura et Mauranne, deux jeunes filles assassinées à Marseille, devant la gare, à coup de couteau. (Lien)

1 octobre. Un référendum en Catalogne, la police qui tente de l’empêcher. Une violence assez inouïe (Lien).
8, 9 juillet. G20 à Hamburg et manifestations. Le rapport de force entre opposants et policiers semble prendre de plus en plus d’ampleur au fil des GXX (Images)

8 avril 2017. Attentats dans 2 églises coptes en Égypte (Lien).

6 avril 2017. Vénézuela. Depuis fin 2015, une crise oppose le Parlement (opposition) et le chef de l’État, Maduro. Fin Mars par exemple, manifestations et violences ICI. Depuis quelques mois, le Vénézuela semble risquer un ambiance de dictature (Lien) mais une « suspension de jugement » semble nécessaire : les informations qui nous parviennent racontent une chose et son contraire, et cela renvoie aux paradoxes actuels : l’information la plus visible finit par créer une image de la réalité – qui n’y correspond pas forcément. Alors, que penser ? Si ce n’est que la violence reste la violence et que parfois, les vies s’y brisent.

4 avril : Syrie, à Khan Cheikhoun, des dizaines de personnes décédées suite à une attaque chimique (Lien). En réponse, le 6 avril, l’armée américaine (Trump) tire 59 missiles contre une base aérienne syrienne.
La question des preuves (qui fait quoi en Syrie ?) est toujours présente. La seule certitude dans l’instant étant la souffrance, le drame de ceux qui meurent, sont blessés, terrorisés.

  • Ce que cela laisse présager : de multiples pressions pour les citoyens du monde :
    > des tensions géopolitiques entre grandes puissances (USA, Russie, Chine, Europe…)
    > des tensions économiques insupportables
    > une amplification des clivages bien / mal avec leurs colorations religieuses et identitaires.
    > une tension au niveau des états, entre la mission de protection des populations de la violences des « autres », la confusion entre agressions et oppositions politiques, et le risque d’une tendance à l’autoritarisme « pour notre bien ».
    > un conflit entre les générations, entre des personnes âgées qui se crispent sur leur sécurité et une jeunesse dont la vitalité est bien souvent saccagée. Une jeunesse qui se sent « utilisée », dont une partie décroche soit dans la violence, soit dans un retour à la vie plus ou moins clanique… en dehors du système.

31 mars 2017 : Paraguay. Le congrès pris d’assaut après le vote d’un amendement permettant au président de se représenter (Lien).

27 mars : Russie. Manifestations contre la corruption du pouvoir (Lien)

Mars 2017 : les actes meurtriers s’enchaînent au fil des jours, au nom d’un dieu ou pas. Le 16 mars dans un collège de Grasse, le 17 mars à l’aéroport d’Orly, le 22 mars à Londres

2 février 2017 : émeutes dans les banlieues, 12 ans après celles de 2005.

31 janvier : Roumanie. Le gouvernement fait passer un décret de réduction de certaines peines de prisons, notamment en cas d’abus de pouvoir. Les citoyens descendent dans la rue. Le décret est annulé le 4 février, mais…

25 janvier : début de « l’affaire Fillon » et des emplois fictifs présumés de sa femme, suite à un article du Canard enchaîné. (Lien)

1 janvier 2017 : Reina, Istanbul, au premier de l’an de larmes. (lien)

2016

19 décembre : Un lundi glacial. Meurtre de l’ambassadeur de Russie à Ankara, un camion tue à Berlin sur le marché de Noël, une fusillade à Zurich contre un centre de prière islamique, une mosquée incendiée à Château Thierry, des attentats en Jordanie et à Grosny, les guerres en Syrie… et tout ce que l’on ne sait pas (encore).

  • Ce que cela questionne : Comment ne pas se faire prendre dans une série d’actions-réactions sans fin, qui au fur et à mesure des drames et des horreurs, peuvent nous amener à un déchainement sans fin.

9 décembre : Destitution de la présidente de Corée du Sud pour corruption.

17, 18 novembre : Début d’un retour vers le passé en Tunisie, qui travaillera jusqu’à l’été 2017.

8 novembre : élection de Donald Trump au USA.

  • Ce que cela raconte : une sidération perplexe, la fin d’un monde, l’entrée dans une période où nous ne savons pas… 
    Cet article du géographe Christophe Guilluy apporte un éclairage (Lien).

27 octobre : Le décès de Mouhcine Fiori au Maroc rappelle celui de Mohamed Bouazzi en Tunisie le 17 décembre 2010.

  • Ce que cela raconte : une réactivation du « Printemps arabe » et de ses défis ?

17 octobre 2016 : Mossoul, une ville assiégée

31 août : Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland. Une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, 800 millions d’années environ seulement après la formation de la Terre. (Lien)

  • Ce que cela raconte : nos ancêtres communs (les revendications identitaires et le narcissisme ambiant se calment quand nous changeons d’échelle).

20 août : Discours du roi du Maroc, Mohammed VI : s’unir contre le radicalisme et le terrorisme.

22 août : L’iman de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, est menacé de mort par Daesh pour avoir incité lors d’un prêche à faire son devoir de citoyen en votant lors des élections « au lieu de se lamenter ». Lui qui, dans ses prêches, disait que l’on devient un porc quand on manque du porc…

  • Ce qui a lieu : Une volonté d’opposer le politique, la participation sociale, et une vision de la religion « au dessus de tout ». Lois humaines contre lois divines (ou fantasmées comme telles).

Août : Siège d’Alep en Syrie.
Août : Le burkini sur les plages. Interdictions dans certaines villes. Un certain racisme envers les « musulmans » et « arabe » commencent à s’exprimer ouvertement dans les lieux publics.

  • Ce qui questionne : Le monothéisme et le corps, l’obsession du pêché, le corps de la femme, le corps de la mère, les wagons de fantasmes, l’obsession, la culpabilité.

26 juillet : Le Père Hamel, prêtre assassiné à l’Église Saint-Etienne-du-Rouvray. (Lien).

15 juillet : Coup d’état en Turquie.
14 juillet : Massacre à Nice, le camion sur la promenade des anglais.
13 juin : Meurtre de 2 policiers à Magnanville (Lien). Le tueur, Larossi Emballa, a fait une vidéo sur place, dont voici le texte.
12 juin : Tuerie dans la boite de nuit Pulse à Orlando (Lien)

31 mars 2016 : 1ère Nuit Debout. Le calendrier s’est arrêté, 32 mars, 33 mars…

  • Ce qui a lieu : Le désir impérieux d’un changement de système politique, de mentalité, de gouvernance, de paradigme.

Mars : En Arabie Saoudite, des scientifiques admettent que la femme est un mammifère, mais pas un « humain ». (Lien)

  • Ce qui est surprenant : L’article précise « Maintenant, les femmes seront considérées à part entière comme appartenant à la classe des mammifères, alors qu’avant on leur concédait le statut juridique d’un objet ou d’un mobilier de maison ». Une avancée donc.

2015

2 décembre : Sortie du film « Demain, un autre monde est possible » (Lien)

  • Ce qui émerge : Une synthèse de pistes très concrètes pour changer de système (énergie, argent, alimentation, écologie, éducation…). Un autre état d’esprit et un pouvoir d’agir (individuel et collectif).

30 novembre au 12 décembre : La COP21 à Paris

  • Ce qui émerge : Un emploi permanent du terme « radicalisation »

13 novembre : Attentats à Paris, le stade de france, les terrasses, le Bataclan.
7 janvier : Charlie hebdo, une sidération a commencé là en France, un glissement, une prise de conscience de la gravité de la situation.

2014

29 juin 2014 : Proclamation de l’établissement du califat islamique (Lien)

2011

Année d’un puissant élan de contestations politiques et sociales dans le monde.

17 septembre 2011 : début du mouvement Occupy Wall Street

15 mai 2011 : Début du mouvement des Indignés à Madrid.

Les différents événements du Printemps Arabe sont résumés ICI.
Février 2011 : SYRIE. « Des adolescents taggent sur les murs à Deraa « Liberté, Bashar dégage, Syrie libre ».
13 février : LYBIE. « Les émeutes armées éclatent à Benghazi, et gagnent Tripoli le 20 février. »
30 janvier : MAROC. « Les protestations marocaines commencent. »
25 janvier : ÉGYPTE. « Occupation de la place de la Libération (midan Tahrir) au Caire, pays dirigé depuis 30 ans par Hosni Moubarak. Le gouvernement est remanié le 27 sous la pression populaire. Le 28 janvier, la réussite de manifestations massives annonce la révolution égyptienne »
21 janvier : ARABIE SAOUDITE. « Un mouvement naît, pays dirigé par le roi Abdallah Ier.
18 janvier : YEMEN. « Ali Abdallah Saleh subit une contestation lancée par les étudiants. »
17 janvier 2011 : MAURITANIE, OMAN. Immolation et protestations.
14 janvier 2011. TUNISIE. Début du « printemps arabe – Ben Ali dégage ». Il fuit.
JORDANIE. Des manifestations commencent.

2010

28 décembre 2010 : ALGÉRIE. Manifestations. Pays dirigé depuis 1999 par Abdelaziz Bouteflika.
17 décembre 2010 : Le jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, s’immole en Tunisie. Les émeutes suivront, amorçant la vague de manifestations du printemps arabe (Lien)

21 octobre 2010 : Parution du livre « Indignez-vous ! » de Stephane Hessel. Plus intéressant par ce qu’il représente, et la référence de Stephane Hessel au Conseil national de la Résistance, que par le contenu lui-même, à mon avis. (Lien)

2009

17 février 2009 : Publication du « Manifeste pour les produits de haute nécessité », par Ernest Breleur, Patrick Chamaseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William (Lien)

2008

14 septembre : Début de la crise financière. Plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont sauvés in extremis par la Réserve fédérale américaine (Fed). (Lien)

2005

29 mai 2005 : Référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe (aussi appelé traité de Rome II) . Le « non » l’emporte à 54,68% (Lien)

2001

11 septembre 2001 : New York, attentat des Twin Towers.

1995

31 mai 1995 : sortie du film La Haine de Mathieu Kassovitz. Un film qui alertait sur le bouillonnement explosif de certaines banlieues, et des conséquences de nombreuses discriminations, sentiment d’injustices et de misères.

1992

7 février 1992 : Signature du traité de Maastricht (Europe). Il entre en vigueur le 1 novembre 1993.

1989

9 novembre 1989 : Chute du mur de Berlin.

1979

11 février 1979 : Révolution iranienne. L’Ayatollah Khomeini prend le pouvoir, fin de l’empire d’Iran et du Shah d’Iran. (Lien)
1979 > 1989 : Guerre d’Afghanistan (troupes URSS)
puis Guerre civile d’Afghanistan (1989-1992) après le retrait des troupes russes.

1975

13 avril 1975 : Date communément choisie pour signifier le début de la guerre du Liban. (Lien)

1973

Printemps 1973 : Début de l’occupation de l’usine des Lip

  • Ce que cela raconte :  l’entrée dans une époque où la spéculation légitime la fermeture d’usines.

1961

17 octobre 1961. Violences très meurtrières contre une manifestation pacifistes  d’algériens organisée par le FLN à Paris (Lien wikipedia et Le monde)

1954 > 3 juillet 1962

Guerre d’indépendance – Algérie (colonisée depuis 1830)

1946 > 1954

Guerre d’Indochine.

1944

21 avril 1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes en France (Lien permettant de voir à quelle date chaque pays l’a « accordé »).

1923

Démantèlement de l’empire ottoman (qui dura de 1299 à 1923). Il se réduit ensuite au territoire de la Turquie.

1920

Cette image est saisissante. Empires et colonies en 1920.

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1916

16 mai 1916 : « Les accords Sykes-Picot sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec l’aval de l’Empire russe et du royaume d’Italie), prévoyant le partage du Proche-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne) en plusieurs zones d’influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l’Empire ottoman. Ces accords secrets n’ont été finalement révélés au grand public que le 23 novembre 1917 dans un article des Izvestia et de la Pravda le 26 novembre 1917, puis repris dans un article du Manchester Guardian. Les accords Sykes-Picot ont pris de l’importance sous la forme d’une « légende noire » attribuant certains événements supposés aux Alliés pendant la Première Guerre mondiale, nourrissant plus tard les prétentions nationalistes arabes et islamistes. » (Lien)
(Dans une vidéo de Daesh par exemple, les « soldats » de Daesh effacent au sol les démarcations établies lors de ces accords Sykes-Picot).
Une conférence de Rashid Khalidi à ce propos : https://www.youtube.com/watch?v=ti0RM47DI7I

1914 – 1918

Première guerre mondiale.


1648

« Les traités de Westphalie (ou paix de Westphalie) concluent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-Vingts Ans le 24 octobre 1648. Ils sont à la base du « système westphalien », expression utilisée a posteriori pour désigner le système international spécifique mis en place, de façon durable, par ces traités. »

1572

24 août 1572 : Le massacre de la nuit de la Saint Barthelemy

1563

1561

1550 / 1551

La controverse de Valladolid, un débat entre théologiens, juristes et administrateurs du royaume d’Espagne, débat politique et religieux sur le statut des amérindiens.

1542

  • Création de l’Inquisition romaine par Paul III.

1534

  • « Même si le concile de Trente a beaucoup aidé à la reconquête des pays écartés, la compagnie de Jésus a amplement aidé ce travail. Leur fondateur est Ignace de Loyola (14911556). C’est en 1534 qu’il créa son ordre, voulant militer et être soumis au pape. Dans cet ordre existe une discipline semblable à celle de l’armée. Tous les membres devaient obéir au supérieur, appelé « général ». La Compagnie se soumettait donc aux ordres du pape pour sauver le catholicisme. Les Jésuites se consacraient surtout à la prédication et à l’enseignement. Ils n’hésitaient pas à aller partout dans le monde pour convertir les protestants.
    En 1556, les Jésuites se comptaient par milliers. Vingt ans plus tard, ils étaient 5 000, en Amérique latine, en Asie ou en Nouvelle-France. Les Jésuites ont finalisé l’arrêt de l’expansion du protestantisme. Après ce concile, les conflits qui avaient caractérisé le xve siècle et le début du xvie prirent une nouvelle dimension, une dimension religieuse. »

1532

1521

  • L’empereur Charles Quint promulgue l’Édit de Worms pour interdire le luthéranisme. Il prononce la mise au ban de Martin Luther et de ses partisans, interdit la diffusion et la lecture de ses écrits (ainsi que de tout autre écrit suspect d’hérésie).
  • Les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

1520

Martin Luther publie ses principaux écrits réformateurs :

  • La Papauté de Rome ;
  • L’Appel à la noblesse chrétienne de la Nation allemande pour l’amélioration de l’ordre chrétien ;
  • De la Captivité babylonienne de l’Église ;
  • La Liberté chrétienne.

1515 / 1516

  • Martin Luther donne un cours sur l’épître de Paul aux Romains.

1450

« L’une des inventions qui eurent le plus d’impact sur les hommes de la Renaissance était le perfectionnement de l’imprimerie par les caractères mobiles en plomb et la presse à vis, par Gutenberg vers 1450. La première édition imprimée de la Bible apparut en 1455. Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion et ceci pendant une cinquantaine d’années. »


570 / 632 ?

Le Coran, l’Islam. + 622 ap. JC, selon le calendrier musulman.
Vers 570 à 632. Histoire de Muhammad
Ressources, livres, vidéos

476

476 apr. J.-C. : Le dernier empereur romain d’Occident (Romulus Augustule) est déposé par les Barbares.

De l’antiquité au Moyen Âge

Lien.

Histoire antiquite - moyen age

0 ? 

Le christianisme. De 7 ou 5 av. JC à 30 ap. JC. Jésus de Nazareth.

– 623 / -543 ?

Le bouddhisme. – 623-543 av. JC. (ou 563-483 av. JC). Histoire de Bouddha.

– 1355 / 1358 ?

Akhenaton. – 1355 / -1353 à – 1338 / – 1337. Akhenaton, une révolution religieuse et le culte d’Aton.

– 3150 / -543

L’Égypte antique, au bord du Nil. – 3150. L’unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord sous le règne du premier pharaon.

– 3761 ?

Le Judaïsme. – 3761 av. JC. dans le calendrier hébraïque
Lien. Histoire du judaïsme


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OUTIL. La cohérence cardiaque, une méthode pour abaisser l’hormone du stress

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L’article complet est ici : RTBF

« Si mieux gérer votre stress est l’un de vos objectifs (…) optez pour la cohérence cardiaque, une méthode rythmée de respiration précieuse pour abaisser le cortisol, l’hormone du stress.

Sous ce terme un peu technique se cache un exercice de respiration en réalité très simple qui peut être « dégainé » à tout moment pour calmer les tempêtes émotionnelles et chasser le stress. L’efficacité de l’outil s’appuie sur un rythme respiratoire régulier qui va réguler les battements du cœur et le système nerveux autonome (notre pilote automatique), réduire l’intensité des effets du stress sur notre organisme tout en augmentant nos défenses immunitaires.

Au-delà de la détente, qui n’est pas l’objectif premier, la cohérence cardiaque aboutit à un état mental calme en agissant sur le nerf vague (système parasympathique) qui influence le rythme cardiaque et la pression artérielle.

La technique peut s’acquérir guidé par un relaxologue ou un sophrologue et consiste à inspirer en comptant jusqu’à 5 et expirer en comptant jusqu’à 5 en restant bien concentré sur le trajet du souffle.

Pour obtenir un effet puissant, l’idéal est de pratiquer l’exercice pendant 5 minutes, soit six cycles d’inspiration/ expiration par minute, trois fois par jour pour bénéficier tout au long de la journée de la baisse du cortisol, l’hormone du stress.

La méthode peut se découvrir de manière autonome grâce à des applications comme RespiRelax sur iPhone, lancée en juin 2017 par les Thermes d’Allevard spécialisés dans la prise en charge des troubles de l’anxiété, ou CardioZen sur Android ou iPhone, développée en partenariat avec le CHRU de Lille. »


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Péplum de la vie

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Un péplum qui vient de loin.


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Jeunesse. Le passage du besoin au désir

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Nous naissons dans le besoin, imprégnés de multiples besoins vitaux, dans la fébrilité de notre vulnérabilité de bébé, celle de la totale dépendance et totale impuissance.

Le passage du besoin au désir ne pas pas de soi.


Le besoin de sécurité relationnelle

Texte à venir.

Le besoin de calme

Texte à venir

Le besoin d’activités heureuses

Il existe un lien entre la possibilité, dans l’enfance et la jeunesse, de se donner pleinement à une passion, à vivre dans l’instant présent — et la manière dont adulte nous allons « habiter » une activité devenue professionnelle.
Vivre dans l’instant présent la joie de faire ce qui passionne, on n’en revient pas… La joie de cette jeune fille rend lisible cette vitalité issue de l’activité heureuse.

via 羅小白S.white 20160430 7 打鐵(玖壹壹) – YouTube


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VIDEO. Voilà ce qui arrive quand on arrête avec les préjugés

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Un petit film utile pour ressentir, et faire ressentir, nos appartenances multiples.


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VIDEO. Yeshua (en convoiturage)

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L’humour peut raconter beaucoup de choses…
– sur l’écriture après-coup d’un mythe fondateur
– sur 2000 ans d’histoire et de leçons de vie
– sur ce que nous savons et ne savons pas
– sur notre importance dans l’univers
– …
Une vidéo qui peut servir de point d’appui pour des échanges avec des jeunes.

Cette vidéo est produite par Cocovoit (situations de convoiturage).


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SCHÉMA. Radicalisations ? Approche transversale d’un millefeuille de causes et conséquences.

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Cette synthèse est le fruit d’une réflexion partagée entre personnes travaillant dans le champ du soin, de l’anthropologie et de la sociologie, de l’histoire, du social, de l’éducation… sur le terrain et dans le recherche.
Ce schéma synthétise les différentes approches nécessaires à la compréhension des causes qui se croisent et permet de penser des ateliers, formations, dialogues, échanges, actions…

La formation « Penser, ressentir et agir face aux radicalisations » , conçue par Sandrine Delrieu, Florence Lardillon et Clotilde O’Deyé est menée dans cet état d’esprit transversal. Suivant les contextes et les besoins, l’âge, les questionnements ou les métiers des stagiaires, nous développons telle ou telle facette, tout en ayant la globalité en tête.

 


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