OUTIL. Au fil du temps et des siècles

Que ce soit au niveau personnel ou au niveau collectif, la conscience de ce qui eut lieu et des liens entre événements permet d’y voir plus clair dans le présent – et dans ce qui pourrait advenir.
Vous trouvez quelques dates-clefs permettant de lire certains fils conducteurs dans les événements collectifs.
Cette liste n’est pas exhaustive, je la complète au fil du temps. Quant aux événements de l’actualité, j’en note quelques uns, mais il faudra un peu de recul pour trier entre l’anecdotique et le structurel.

Cette liste, quand nous en ressentons le sous-texte et les lames de fond, parle
Les mutations socio-culturelles et politiques, qu’elles soient lumineuses ou sombres, suivent actuellement un rythme identifiable.
> En 2011, une puissante volonté de changements s’exprima selon deux grandes lignes de force : des mouvements de contestation cherchant « un monde meilleur »  (Printemps arabe, les Indignés, Occupy Wall Street…) et des forces extrêmement sombres (EI, Daesh, extrêmes droites…).
> Si nous observons l’évolution de Daesh, un tournant collectif eut lieu ensuite en 2014 (proclamation du califat), un autre en 2017 (perte du territoire physique en Syrie-Irak, mais mutation et déplacement du problème), les prochaines étapes-clefs pourraient avoir lieu en 2021 puis 2025. Comme si les jaillissements de 2011 se remaniaient tous les 3,5 ans et tous les 7 ans, en changeant parfois de formes mais en continuant de tracer leurs lignes de fond.
Sandrine Delrieu

2018

27 janvier 2018 : Un tragique attentat à Kaboul, sur fond de tensions politiques. (lien)
20 janvier 2018 : La Turquie lance une opération militaire dans une zone kurde en Syrie (lien)
12 janvier 2018 : Agression en prison par un détenu radicalisé Vendin Le Vieil (lien). La question épineuse des prisons.
12 janvier 2018 : ALGÉRIE. Pour la première fois, le premier de l’an berbère, selon le calendrier Amazigh, est un jour férie (lien). Cette reconnaissance pourrait ouvrir une brèche, qui renvoie le mot « arabe » à son origine, dans cette Arabie devenue un jour « Saoudite ».

2017

Particularités de l’année 2017 :
– Année en lien avec la poussée de changements qui eut lieu en 2011.
– Année qui nous plonge dans un vaste questionnement sur les « fake news » – et donc sur la réalité, et sur « l’acte de penser ».

23 novembre 2017. Un attentat d’une violence terrible dans une mosquée au Nord de l’Égypte. Plus de 300 fidèles morts, des blessés. (Lien)

Mi novembre 2017 : Des images filmées par CNN montrent des marchés d’esclaves en Lybie. (Article). Les réfugiés qui avaient traversé la mer (sans y mourir) le racontait. Il fallait sans doute des images pour que cela touche plus largement les personnes et les médias. Mais est-ce que cela change quelque chose sur place ?

Post facebook 2017

  • Ce que cela provoque : Des paroles se libèrent également dans les réseaux sociaux à propos du racisme des « arabes » vis à vis des « noirs », des africains du Nord vis à vis des africains du Centre et du Sud. 
  • Le chercheur Tidiane N’Diaye vient d’écrire un livre à ce sujet. Le génocide voilé.


5 novembre 2017. Affaire des « Paradise Papers », nouvelle histoire des paradis fiscaux (Article)

20 octobre 2017. Tarik Ramadan est accusé d’agressions sexuelles et de viols (Article).

  • Ce que cela questionne : Dans le cas de Ramadan, la justice tranchera. Mais cette affaire révèle un type de comportements qui existe bel et bien, et qui révèle un décalage, voire une opposition totale, entre le personnage et la personne.
    Les récits des femmes témoignent de la puissance des manipulations affectives, parfois de l’idolâtrie et le pouvoir de l’illusion.

13 octobre 2017. « Le premier tweet #balancetonporc est publié le vendredi 13 octobre par Sandra Muller (suite à l’affaire Harvey Weinstein). Avec plus de 20 000 utilisations (dimanche à 13 heures), le hashtag #balancetonporc est devenu, dans la nuit du samedi au dimanche, un des plus fréquents sur Twitter France ». (Article)

À PARTIR DU MOIS D’OCTOBRE 2017, L’AIR DU TEMPS EST À LA LEVÉE DE CERTAINS TABOUS, de ce que certains savaient – mais où le fait de savoir ne changeait rien de manière structurelle, car il n’y avait pas d’actes engagés vers un « changement de système ». Plusieurs révélations et scandales concernent le fait de considérer l’autre comme un objet, une marchandise (abus sexuels, esclavagistes…). Pouvoir, argent… À l’heure d’internet, les récits font vite le tour de la planète (connectée). 

2 octobre 2017.  Une fusillade à Las Vegas lors d’un concert. (Lien)
1 octobre. Laura et Mauranne, deux jeunes filles assassinées à Marseille, devant la gare, à coup de couteau. (Lien)

1 octobre. Un référendum en Catalogne, la police qui tente de l’empêcher. Une violence assez inouïe (Lien).
8, 9 juillet. G20 à Hamburg et manifestations. Le rapport de force entre opposants et policiers semble prendre de plus en plus d’ampleur au fil des GXX (Images)

8 avril 2017. Attentats dans 2 églises coptes en Égypte (Lien).

6 avril 2017. Vénézuela. Depuis fin 2015, une crise oppose le Parlement (opposition) et le chef de l’État, Maduro. Fin Mars par exemple, manifestations et violences ICI. Depuis quelques mois, le Vénézuela semble risquer un ambiance de dictature (Lien) mais une « suspension de jugement » semble nécessaire : les informations qui nous parviennent racontent une chose et son contraire, et cela renvoie aux paradoxes actuels : l’information la plus visible finit par créer une image de la réalité – qui n’y correspond pas forcément. Alors, que penser ? Si ce n’est que la violence reste la violence et que parfois, les vies s’y brisent.

4 avril : Syrie, à Khan Cheikhoun, des dizaines de personnes décédées suite à une attaque chimique (Lien). En réponse, le 6 avril, l’armée américaine (Trump) tire 59 missiles contre une base aérienne syrienne.
La question des preuves (qui fait quoi en Syrie ?) est toujours présente. La seule certitude dans l’instant étant la souffrance, le drame de ceux qui meurent, sont blessés, terrorisés.

  • Ce que cela laisse présager : de multiples pressions pour les citoyens du monde :
    > des tensions géopolitiques entre grandes puissances (USA, Russie, Chine, Europe…)
    > des tensions économiques insupportables
    > une amplification des clivages bien / mal avec leurs colorations religieuses et identitaires.
    > une tension au niveau des états, entre la mission de protection des populations de la violences des « autres », la confusion entre agressions et oppositions politiques, et le risque d’une tendance à l’autoritarisme « pour notre bien ».
    > un conflit entre les générations, entre des personnes âgées qui se crispent sur leur sécurité et une jeunesse dont la vitalité est bien souvent saccagée. Une jeunesse qui se sent « utilisée », dont une partie décroche soit dans la violence, soit dans un retour à la vie plus ou moins clanique… en dehors du système.

31 mars 2017 : Paraguay. Le congrès pris d’assaut après le vote d’un amendement permettant au président de se représenter (Lien).

27 mars : Russie. Manifestations contre la corruption du pouvoir (Lien)

Mars 2017 : les actes meurtriers s’enchaînent au fil des jours, au nom d’un dieu ou pas. Le 16 mars dans un collège de Grasse, le 17 mars à l’aéroport d’Orly, le 22 mars à Londres

2 février 2017 : émeutes dans les banlieues, 12 ans après celles de 2005.

31 janvier : Roumanie. Le gouvernement fait passer un décret de réduction de certaines peines de prisons, notamment en cas d’abus de pouvoir. Les citoyens descendent dans la rue. Le décret est annulé le 4 février, mais…

25 janvier : début de « l’affaire Fillon » et des emplois fictifs présumés de sa femme, suite à un article du Canard enchaîné. (Lien)

1 janvier 2017 : Reina, Istanbul, au premier de l’an de larmes. (lien)

2016

19 décembre : Un lundi glacial. Meurtre de l’ambassadeur de Russie à Ankara, un camion tue à Berlin sur le marché de Noël, une fusillade à Zurich contre un centre de prière islamique, une mosquée incendiée à Château Thierry, des attentats en Jordanie et à Grosny, les guerres en Syrie… et tout ce que l’on ne sait pas (encore).

  • Ce que cela questionne : Comment ne pas se faire prendre dans une série d’actions-réactions sans fin, qui au fur et à mesure des drames et des horreurs, peuvent nous amener à un déchainement sans fin.

9 décembre : Destitution de la présidente de Corée du Sud pour corruption.

17, 18 novembre : Début d’un retour vers le passé en Tunisie, qui travaillera jusqu’à l’été 2017.

8 novembre : élection de Donald Trump au USA.

  • Ce que cela raconte : une sidération perplexe, la fin d’un monde, l’entrée dans une période où nous ne savons pas… 
    Cet article du géographe Christophe Guilluy apporte un éclairage (Lien).

27 octobre : Le décès de Mouhcine Fiori au Maroc rappelle celui de Mohamed Bouazzi en Tunisie le 17 décembre 2010.

  • Ce que cela raconte : une réactivation du « Printemps arabe » et de ses défis ?

17 octobre 2016 : Mossoul, une ville assiégée

31 août : Les plus anciennes traces de vie découvertes au Groenland. Une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, 800 millions d’années environ seulement après la formation de la Terre. (Lien)

  • Ce que cela raconte : nos ancêtres communs (les revendications identitaires et le narcissisme ambiant se calment quand nous changeons d’échelle).

20 août : Discours du roi du Maroc, Mohammed VI : s’unir contre le radicalisme et le terrorisme.

22 août : L’iman de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, est menacé de mort par Daesh pour avoir incité lors d’un prêche à faire son devoir de citoyen en votant lors des élections « au lieu de se lamenter ». Lui qui, dans ses prêches, disait que l’on devient un porc quand on manque du porc…

  • Ce qui a lieu : Une volonté d’opposer le politique, la participation sociale, et une vision de la religion « au dessus de tout ». Lois humaines contre lois divines (ou fantasmées comme telles).

Août : Siège d’Alep en Syrie.
Août : Le burkini sur les plages. Interdictions dans certaines villes. Un certain racisme envers les « musulmans » et « arabe » commencent à s’exprimer ouvertement dans les lieux publics.

  • Ce qui questionne : Le monothéisme et le corps, l’obsession du pêché, le corps de la femme, le corps de la mère, les wagons de fantasmes, l’obsession, la culpabilité.

26 juillet : Le Père Hamel, prêtre assassiné à l’Église Saint-Etienne-du-Rouvray. (Lien).

15 juillet : Coup d’état en Turquie.
14 juillet : Massacre à Nice, le camion sur la promenade des anglais.
13 juin : Meurtre de 2 policiers à Magnanville (Lien). Le tueur, Larossi Emballa, a fait une vidéo sur place, dont voici le texte.
12 juin : Tuerie dans la boite de nuit Pulse à Orlando (Lien)

31 mars 2016 : 1ère Nuit Debout. Le calendrier s’est arrêté, 32 mars, 33 mars…

  • Ce qui a lieu : Le désir impérieux d’un changement de système politique, de mentalité, de gouvernance, de paradigme.

Mars : En Arabie Saoudite, des scientifiques admettent que la femme est un mammifère, mais pas un « humain ». (Lien)

  • Ce qui est surprenant : L’article précise « Maintenant, les femmes seront considérées à part entière comme appartenant à la classe des mammifères, alors qu’avant on leur concédait le statut juridique d’un objet ou d’un mobilier de maison ». Une avancée donc.

2015

2 décembre : Sortie du film « Demain, un autre monde est possible » (Lien)

  • Ce qui émerge : Une synthèse de pistes très concrètes pour changer de système (énergie, argent, alimentation, écologie, éducation…). Un autre état d’esprit et un pouvoir d’agir (individuel et collectif).

30 novembre au 12 décembre : La COP21 à Paris

  • Ce qui émerge : Un emploi permanent du terme « radicalisation »

13 novembre : Attentats à Paris, le stade de france, les terrasses, le Bataclan.
7 janvier : Charlie hebdo, une sidération a commencé là en France, un glissement, une prise de conscience de la gravité de la situation.

2014

29 juin 2014 : Proclamation de l’établissement du califat islamique (Lien)

2011

Année d’un puissant élan de contestations politiques et sociales dans le monde.

17 septembre 2011 : début du mouvement Occupy Wall Street

15 mai 2011 : Début du mouvement des Indignés à Madrid.

Les différents événements du Printemps Arabe sont résumés ICI.
Février 2011 : SYRIE. « Des adolescents taggent sur les murs à Deraa « Liberté, Bashar dégage, Syrie libre ».
13 février : LYBIE. « Les émeutes armées éclatent à Benghazi, et gagnent Tripoli le 20 février. »
30 janvier : MAROC. « Les protestations marocaines commencent. »
25 janvier : ÉGYPTE. « Occupation de la place de la Libération (midan Tahrir) au Caire, pays dirigé depuis 30 ans par Hosni Moubarak. Le gouvernement est remanié le 27 sous la pression populaire. Le 28 janvier, la réussite de manifestations massives annonce la révolution égyptienne »
21 janvier : ARABIE SAOUDITE. « Un mouvement naît, pays dirigé par le roi Abdallah Ier.
18 janvier : YEMEN. « Ali Abdallah Saleh subit une contestation lancée par les étudiants. »
17 janvier 2011 : MAURITANIE, OMAN. Immolation et protestations.
14 janvier 2011. TUNISIE. Début du « printemps arabe – Ben Ali dégage ». Il fuit.
JORDANIE. Des manifestations commencent.

2010

28 décembre 2010 : ALGÉRIE. Manifestations. Pays dirigé depuis 1999 par Abdelaziz Bouteflika.
17 décembre 2010 : Le jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, s’immole en Tunisie. Les émeutes suivront, amorçant la vague de manifestations du printemps arabe (Lien)

21 octobre 2010 : Parution du livre « Indignez-vous ! » de Stephane Hessel. Plus intéressant par ce qu’il représente, et la référence de Stephane Hessel au Conseil national de la Résistance, que par le contenu lui-même, à mon avis. (Lien)

2009

17 février 2009 : Publication du « Manifeste pour les produits de haute nécessité », par Ernest Breleur, Patrick Chamaseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William (Lien)

2008

14 septembre : Début de la crise financière. Plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont sauvés in extremis par la Réserve fédérale américaine (Fed). (Lien)

2005

29 mai 2005 : Référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe (aussi appelé traité de Rome II) . Le « non » l’emporte à 54,68% (Lien)

2001

11 septembre 2001 : New York, attentat des Twin Towers.

1995

31 mai 1995 : sortie du film La Haine de Mathieu Kassovitz. Un film qui alertait sur le bouillonnement explosif de certaines banlieues, et des conséquences de nombreuses discriminations, sentiment d’injustices et de misères.

1992

7 février 1992 : Signature du traité de Maastricht (Europe). Il entre en vigueur le 1 novembre 1993.

1989

9 novembre 1989 : Chute du mur de Berlin.

1979

11 février 1979 : Révolution iranienne. L’Ayatollah Khomeini prend le pouvoir, fin de l’empire d’Iran et du Shah d’Iran. (Lien)
1979 > 1989 : Guerre d’Afghanistan (troupes URSS)
puis Guerre civile d’Afghanistan (1989-1992) après le retrait des troupes russes.

1975

13 avril 1975 : Date communément choisie pour signifier le début de la guerre du Liban. (Lien)

1973

Printemps 1973 : Début de l’occupation de l’usine des Lip

  • Ce que cela raconte :  l’entrée dans une époque où la spéculation légitime la fermeture d’usines.

1961

17 octobre 1961. Violences très meurtrières contre une manifestation pacifistes  d’algériens organisée par le FLN à Paris (Lien wikipedia et Le monde)

1954 > 3 juillet 1962

Guerre d’indépendance – Algérie (colonisée depuis 1830)

1946 > 1954

Guerre d’Indochine.

1944

21 avril 1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes en France (Lien permettant de voir à quelle date chaque pays l’a « accordé »).

1923

Démantèlement de l’empire ottoman (qui dura de 1299 à 1923). Il se réduit ensuite au territoire de la Turquie.

1920

Cette image est saisissante. Empires et colonies en 1920.

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1916

16 mai 1916 : « Les accords Sykes-Picot sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec l’aval de l’Empire russe et du royaume d’Italie), prévoyant le partage du Proche-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne) en plusieurs zones d’influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l’Empire ottoman. Ces accords secrets n’ont été finalement révélés au grand public que le 23 novembre 1917 dans un article des Izvestia et de la Pravda le 26 novembre 1917, puis repris dans un article du Manchester Guardian. Les accords Sykes-Picot ont pris de l’importance sous la forme d’une « légende noire » attribuant certains événements supposés aux Alliés pendant la Première Guerre mondiale, nourrissant plus tard les prétentions nationalistes arabes et islamistes. » (Lien)
(Dans une vidéo de Daesh par exemple, les « soldats » de Daesh effacent au sol les démarcations établies lors de ces accords Sykes-Picot).
Une conférence de Rashid Khalidi à ce propos : https://www.youtube.com/watch?v=ti0RM47DI7I

1914 – 1918

Première guerre mondiale.


1648

« Les traités de Westphalie (ou paix de Westphalie) concluent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-Vingts Ans le 24 octobre 1648. Ils sont à la base du « système westphalien », expression utilisée a posteriori pour désigner le système international spécifique mis en place, de façon durable, par ces traités. »

1572

24 août 1572 : Le massacre de la nuit de la Saint Barthelemy

1563

1561

1550 / 1551

La controverse de Valladolid, un débat entre théologiens, juristes et administrateurs du royaume d’Espagne, débat politique et religieux sur le statut des amérindiens.

1542

  • Création de l’Inquisition romaine par Paul III.

1534

  • « Même si le concile de Trente a beaucoup aidé à la reconquête des pays écartés, la compagnie de Jésus a amplement aidé ce travail. Leur fondateur est Ignace de Loyola (14911556). C’est en 1534 qu’il créa son ordre, voulant militer et être soumis au pape. Dans cet ordre existe une discipline semblable à celle de l’armée. Tous les membres devaient obéir au supérieur, appelé « général ». La Compagnie se soumettait donc aux ordres du pape pour sauver le catholicisme. Les Jésuites se consacraient surtout à la prédication et à l’enseignement. Ils n’hésitaient pas à aller partout dans le monde pour convertir les protestants.
    En 1556, les Jésuites se comptaient par milliers. Vingt ans plus tard, ils étaient 5 000, en Amérique latine, en Asie ou en Nouvelle-France. Les Jésuites ont finalisé l’arrêt de l’expansion du protestantisme. Après ce concile, les conflits qui avaient caractérisé le xve siècle et le début du xvie prirent une nouvelle dimension, une dimension religieuse. »

1532

1521

  • L’empereur Charles Quint promulgue l’Édit de Worms pour interdire le luthéranisme. Il prononce la mise au ban de Martin Luther et de ses partisans, interdit la diffusion et la lecture de ses écrits (ainsi que de tout autre écrit suspect d’hérésie).
  • Les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

1520

Martin Luther publie ses principaux écrits réformateurs :

  • La Papauté de Rome ;
  • L’Appel à la noblesse chrétienne de la Nation allemande pour l’amélioration de l’ordre chrétien ;
  • De la Captivité babylonienne de l’Église ;
  • La Liberté chrétienne.

1515 / 1516

  • Martin Luther donne un cours sur l’épître de Paul aux Romains.

1450

« L’une des inventions qui eurent le plus d’impact sur les hommes de la Renaissance était le perfectionnement de l’imprimerie par les caractères mobiles en plomb et la presse à vis, par Gutenberg vers 1450. La première édition imprimée de la Bible apparut en 1455. Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion et ceci pendant une cinquantaine d’années. »


570 / 632 ?

Le Coran, l’Islam. + 622 ap. JC, selon le calendrier musulman.
Vers 570 à 632. Histoire de Muhammad
Ressources, livres, vidéos

476

476 apr. J.-C. : Le dernier empereur romain d’Occident (Romulus Augustule) est déposé par les Barbares.

De l’antiquité au Moyen Âge

Lien.

Histoire antiquite - moyen age

0 ? 

Le christianisme. De 7 ou 5 av. JC à 30 ap. JC. Jésus de Nazareth.

– 623 / -543 ?

Le bouddhisme. – 623-543 av. JC. (ou 563-483 av. JC). Histoire de Bouddha.

– 1355 / 1358 ?

Akhenaton. – 1355 / -1353 à – 1338 / – 1337. Akhenaton, une révolution religieuse et le culte d’Aton.

– 3150 / -543

L’Égypte antique, au bord du Nil. – 3150. L’unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord sous le règne du premier pharaon.

– 3761 ?

Le Judaïsme. – 3761 av. JC. dans le calendrier hébraïque
Lien. Histoire du judaïsme




BIBLIO. Laïcité, histoire, contextes et lois.




BIBLIO. Psychanalyse

La psychanalyse est une connaissance qui oblige à faire des efforts. Étudiant le fonctionnement de l’inconscient, elle nous renvoie justement à ce nous est in-conscient, à ce que nous avons du mal à Voir de nous-mêmes et de l’être (devenant) humain.
Elle peut inviter à la pratique, en tant qu’analysé, et pour certains un jour, en tant qu’analysant. Faire une analyse est une expérience décapante qui fait passer par de profonds remaniements de nos structures psychiques en développant une conscience plus aiguisée des conditionnements inconscients qui nous agissent.
La psychanalyse dérange les résistances narcissiques au changement, malmène les croyances dans le libre-arbitre et les illusions du libre-choix, elle nous met les mains dans le cambouis de nos justifications et de nos incantations, et met parfois face au mur : ça passe ou ça casse. Elle amène certains à racler le fond de la cave du narcissisme primaire, du masochisme primaire et de la culpabilité primaire. Elle peut nous faire éclater de rire ou d’effroi lorsque les parois de la caverne s’effondrent… en nous faisant accepter la condition humaine et la joie d’être mieux là, plus conscient, plus réceptif, plus responsable.
Les livres de psychanalyse demandent souvent un effort à faire, celui du temps nécessaire pour apprendre ce qui au début peut paraître du chinois et qui devient, au fil des années, de plus en plus familier et limpide. Certains livres sont cependant plus accessibles à tous, synthétisant des connaissances qui devraient faire partie de la culture générale de chacun, comme les systèmes de défense, les projections ou les pathologies narcissiques (semblant de plus en plus vives dans nos sociétés).
Cette recherche continue… au plus près des événements qui traversent l’humanité et des mutations qui oeuvrent dans le psychisme humain. Elle contribue, avec d’autres approches sur l’être humain, à trouver des marges de manoeuvre sociales plus créatives et à développer un pouvoir d’agir dans un intérêt souvent plus général.

Liste en cours de rédaction

Freud Sigmund

 

Green André

  • Narcissisme de vie, narcissisme de mort.
    Un livre incontournable sur les narcissismes (narcissisme primaire et secondaire / narcissisme du moi et narcissisme d’objet). 

Lacan Jacques

  • Encore. Séminaire.

Pommier Gérard

  • Que veut-dire « faire l’amour » ?

Nasio Jean-Daniel

  • Le livre de l’amour et de la douleur.
    Un livre touchant sur les processus de deuil et la transformation des investissements qui permettent de passer des caps parfois très difficiles. Utile en cas de perte d’un être cher, ou de perte irréversible de quelque chose qui nous était affectivement précieux. 
  • L’inconscient, c’est la répétition ! Payot 2012



BIBLIO. Coran, Islam / Éclairer ce qui se radicalise

Cette bibliographie a commencé à être élaborée par Sandrine Delrieu (Le Cerese), Clotilde O’Deyé et Florence Lardillon (Anthropos Cultures Associées) en 2017. Elle n’est pas exhaustive mais tient compte d’ouvrages qui ont fait cheminer notre réflexion. N’hésitez pas à nous envoyer une référence de livre que vous trouvez extrêmement pertinent.

Vous pouvez acheter ces livres en cliquant sur l’image.

Abdelkrim Farid

Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste. Les points sur les i. 2015
« En cherchant Dieu, à travers l’islam, j’avais fini par trouver l’islamisme. Et cet islamisme, le mien, ici, en France, ne m’a pas conduit à Dieu. Il m’en a éloigné et m’a éloigné de moi-même. Pourquoi un gamin sans histoire, brillant écolier a-t-il fini par perdre pied ? Est-ce le décès précoce de son père qui va l’enfermer dans la spirale de la délinquance ? La mort tragique d’un jeune de son quartier l’a-t-elle poussé à devenir islamiste ? Éviter les raccourcis, voilà ce à quoi nous invite Farid Abdelkrim en retraçant son itinéraire riche d’enseignements. Dans ce livre, cet homme désormais libre nous offre un regard inattendu, plein de fraîcheur et sans concession sur notre société. Au fil des pages se déclinent les raisons qui vont amener un adolescent en quête de sens et d’identité à devenir un zélateur acharné. Sont dépeintes quelques-unes des phases qui vont conduire un enfant de la République à devenir apatride. Et en décortiquant les méandres, mais aussi la structure et le modus operandi de l’organisation islamiste des Frères musulmans à laquelle il a appartenu durant plus d’une quinzaine d’années, l’auteur nous raconte pourquoi et comment il va finir par en sortir. Une sortie vers la lumière suivie de ce cri d’espoir salvateur. « Non, raisonnablement, je ne crois plus que Dieu m’ait confié la mission d’annoncer au monde entier que je suis le meilleur sous le seul prétexte que je serais dépositaire de sa religion. Il me semble plutôt que ses enseignements sont une invitation à partager, à condition de les incarner sciemment, des valeurs universelles qui respirent l’incitation à devenir meilleur. » AF

  • « Un muslim qui vous veut du bien ». Une série de vidéos pleine d’humour ICI.

Badiou  Alain, Notre mal vient de plus loin… Penser les tueries du 13 novembre, 2016
Bénichou David, Khosrokhaver Farhad, Le jihadisme : le comprendre pour mieux le combattre, Plon, 2015
Benraad Myriam, chercheuse. L’état islamique pris au mot. Edition Armand Collin. 2017

Benslama Fethi, psychanalyste. 

Un furieux désir de sacrifice, le surmusulman, 2016 (un très bon livre)
« Comment penser le désir sacrificiel qui s’est emparé de tant de jeunes au nom de l’islam ? Cet essai propose une interprétation dont le centre de gravité est ce que j’appelle le surmusulman. Qu’il revête l’aspect d’une tendance ou qu’il s’incarne, il s’agit d’une figure produite par près d’un siècle d’islamisme. Je l’ai décelée dans ses discours et dans ses prescriptions, mais aussi à partir de mon expérience clinique.
La psychanalyse ne consiste pas uniquement à  » thérapeutiser  » des gens à l’abri d’un cabinet. Son enseignement clinique permet d’explorer les forces individuelles et collectives de l’anticivilisation au cœur de l’homme civilisé et de sa morale.
C’est pourquoi, ce qu’on appelle aujourd’hui  » radicalisation  » requiert des approches complémentaires, en tant qu’expression d’un fait religieux devenu menaçant et en même temps comme un symptôme social psychique.
La désignation de surmusulman a ici valeur d’un diagnostic sur le danger auquel sont exposés les musulmans et leur civilisation. C’est la raison pour laquelle cet essai se termine par un chapitre sur le dépassement du surmusulman, en perspective d’un autre devenir pour les musulmans. » FB

La psychanalyse à l’épreuve de l’Islam. 2002 (plus dur à lire pour ceux qui ne sont pas habitués à la psychanalyse)

Le djihadisme des femmes, Seuil, 2017 (avec Khosrokhaver Farhad)
« Elles sont environ cinq cents à avoir choisi de rallier Daech. Comment penser ce phénomène et l’ampleur qu’il a prise en Europe, au point que, en 2015, le nombre de candidates au départ est devenu presque égal à celui des hommes ? Quelles sont les motivations et les aspirations de ces jeunes femmes et parfois toutes jeunes filles ? En mettant en œuvre d’une manière complémentaire les approche sociologique et psychanalytique, ce livre propose d’abord des analyses qui se fondent sur des critères objectifs (âge, classe sociale, lieu de résidence, culture musulmane ou conversion, etc.). Il éclaire ensuite les ressorts subjectifs de l’adhésion à ce régime violemment oppressif qui dénie aux jeunes femmes les acquis de l’émancipation féminine mais leur donne paradoxalement le sentiment d’exister enfin en tant qu’épouse de combattant et mère de « lionceaux », promis au combat comme leurs maris le sont à la mort. Il faut s’intéresser à l’attrait qu’exerce une telle régression car il est probable qu’il constitue l’un des marqueurs de notre modernité. » FB et FK

Rachid Benzine, islamologue

Rachid Benzine a développé une manière de raconter à tous, jeunes et professionnels, des connaissances permettant d’éclairer la période coranique, période où Muhammad s’adressa à la société tribale de son époque, au 7ème siècle dans le désert d’Arabie Occidentale. Cette parole fut rassemblée dans un livre, le Coran, devenant le livre fondateur de la religion islamique.
Cette approche historique, anthropologique et linguistique des débuts permet de poser du discernement sur les « origines » et de déconstruire les « fantasmes des origines » construits après-coup pour des raisons politiques ou théologiques. Parmi ses ouvrages :

Finalement, il y a quoi dans le Coran ? La boite à Pandore 2017 (avec Ismael Saidi)
Très pédagogique, ce livre a été écrit pour transmettre aux jeunes, aux familles et aux éducateurs des notions très claires sur l’éclairage historique et critique vis à vis du texte du Coran et de l’époque du 7ème siècle. Il permet de comprendre également les transformations que les traductions font subir au Coran.

Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? Seuil 2016
Fiction théâtrale, dialogue entre un père et sa fille partie rejoindre Daesh en Irak.
Vous pouvez télécharger le dossier pédagogique des Lettres à Nour, utile aux enseignants, éducateurs…
« Je suis, depuis des mois, travaillé par une question lancinante, qui revient cogner en moi comme une migraine, récurrente, familière. Pourquoi de jeunes hommes et jeunes femmes, nés dans mon pays, issus de ma culture, dont les appartenances semblent recouvrir les miennes, décident-ils de partir dans un pays en guerre et de tuer au nom d’un Dieu qui est aussi le mien ? Cette question violente a pris une dimension nouvelle le soir du 13 novembre 2015, quand cette évidence effrayante m’a déchiré intérieurement : une partie de moi venait de s’en prendre à une autre partie de moi, d’y semer la mort et la douleur. Comment vivre avec cette déchirure ? Ainsi a pris forme, peu à peu, ce dialogue épistolaire entre un père et sa fille partie faire le djihad… Ce dialogue impossible, difficile, je l’ai imaginé.  » RB

Le Coran expliqué aux jeunes, Seuil, 2013
Malgré le titre, ce livre est plutôt universitaire. Il pose les fondements de la démarche.
« Le Coran : tout le monde en parle, mais qui le connaît vraiment ? Ce livre révèle au grand public un Coran méconnu, souvent par les musulmans eux-mêmes. Avec méthode et clarté, Rachid Benzine met à la portée de tous les clés de sa lecture et de sa compréhension. Comment la révélation du Coran est-elle survenue ? Dans quel monde est-il apparu ? À qui s’adresse-t-il ? Qui était Muhammad ? Comment la prédication orale des débuts est-elle devenue ce livre dont se réclament aujourd’hui plus d’un milliard de nos contemporains ? Quels enseignements le Coran délivre-t-il ? S’agit-il d’un texte violent ? Quels sont ses points communs avec la Bible ? Un livre pour découvrir comment le Coran est devenu, en surgissant dans l’histoire, une source d’inspiration spirituelle et de transformation sociale. » RB

Bergeaud-Blackler Florence. Le marché Halal ou l’invention d’une tradition. Seuil
Bidar Abdenour, Quelles valeurs partager et transmettre aujourd’hui ?, 2016
Birnbaum Jean, Un silence religieux, la gauche face au djihadisme, 2016
Bouzar Dounia, Farid Benyettou, Mon djihad, intinéraire d’un repenti, Autrement

Chabbi Jacqueline, historienne, professeur d’études arabes à l’université de Paris VIII-Saint-Denis.

Les trois piliers de l’Islam, lecture anthropologique du Coran. Edition Seuil. 2016
« Alors que le Coran fait l’objet, dans les courants salafistes et dhjihadistes, d’une interprétation atemporelle et anhistorique, cet ouvrage passionnant a l’ambition de donner à comprendre ce que le discours coranique de Mahomet, qui était alors loin d’être fixé par écrit, a pu signifier pour ceux qui l’ont entendu, dans la société sans livre qu’était l’Arabie du début du viie siècle. L’originalité de cette approche consiste ainsi à déchiffrer le Coran à la lumière d’un contexte historique et anthropologique précis, celui de tribus vivant selon des rapports de solidarité et d’alliance pour faire face à l’environnement éprouvant du désert. Jacqueline Chabbi montre avec brio, et une connaissance approfondie de la langue coranique, que les trois caractéristiques principales du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : l’alliance, la guidance et le don. Pour ce groupe humain patriarcal du désert, Dieu est représenté avant tout comme celui dont l’alliance, la guidance et le don répondent aux nécessités vitales imposées par l’environnement. Outre que cet éclairage permet d’élucider un nombre considérable de notions et de distinguer celles qui sont d’origine biblique, il renouvelle totalement le sens de celles qui ont été figées par une certaine doctrine musulmane (djihâd, charia notamment). Car il ne s’agit pas, en découvrant des significations en relation avec un terrain chronologiquement premier, de figer les mots dans leur sens d’origine mais au contraire de faire apparaître combien ils ont pu évoluer au fil du temps et des transformations sociales. » JC

Le Seigneur des tribus. L’Islam de Mahomet. Edition Biblis. CRNS. 2013
« L’islam contemporain, religion mondiale, présente sur les cinq continents, se revendique souvent de son passé. Mais quels furent ses débuts ? Comment est apparu le Coran ? Dans quel monde ? À qui s’est-il d’abord adressé ?
C’est à ces questions que répond Jacqueline Chabbi dans une enquête à la fois anthropologique et linguistique, historique et sociale sans précédent. Le texte est ici replacé dans son contexte. Il est lu en regard des sources arabes qui l’ont précédé. Il est lu en regard des territoires, paysages, peuples, institutions, pratiques religieuses, politiques, culturelles au sein desquels il a émergé. Il est lu en regard de la façon dont il a été initialement perçu et reçu.
C’est donc à découvrir un islam premier, singulièrement méconnu, que s’attache l’ouvrage. Plus de quinze ans ont passé depuis l’édition initiale de ce livre sans que les hypothèses qui y sont formulées sur  » l’islam de Mahomet  » aient été démenties. » JC

Le Coran décrypté. Cerf. 2014
« Comment faut-il lire, au regard du monde où il est apparu, le livre sacré de ce qui est devenu une des grandes religions planétaires ? Que nous dit le Coran, non pas du point de vue de la théologie, mais de l’histoire ? Quel rôle jouent dans l’itinéraire de Mahomet les figures de Noé, Abraham ou Moïse, prophètes de la Bible ? Qu’en a-t-il été du premier islam dans son milieu d’origine ? Jamais sans doute ce texte fondamental n’avait été lu de la sorte, dans son contexte. Mettant à profit tout son immense savoir des civilisations et des langues anciennes, Jacqueline Chabbi jette ici un éclairage saisissant et inédit, dont les lumières ne portent pas que sur le passé mais nous permettent aussi de comprendre le présent. » JC

Damaisin d’Arès Jean-Christophe, Terrorisme islamiste, recrutement et radicalisation, nos enfants sont concernés, 2016
Gaillard Jean-Paul, Enfants et adolescents en mutation : Mode d’emploi pour les parents, éducateurs, enseignants et thérapeutes, 2009
Gauchet  Marcel, Les ressorts du fondamentalisme islamiste, 2015 (article)
Haddad Gérard. Dans la main droite de Dieu. Psychanalyse du fanatisme. Edition Premier Parallèle, 2015

Hicham Abdel Gawad, formateur et enseignant

Les questions que se posent les jeunes sur l’Islam, La boite à Pandore, 2016
Un livre très intéressant pour les enseignants, éducateurs, parents…
« Un livre utile et ouvert pour créer un dialogue sain et constructif. Enseignant impliqué, ouvert et érudit, Hicham Abdel Gawad a repris dans son livre les 10 questions les plus posées par ses élèves, âgés de 12 à 18 ans. Ses réponses, son approche dynamique, respectueuse de tous, font de ce livre un grand espace de découverte et de dialogue pour musulmans et non musulmans. Un livre facile d’accès, en phase avec les socles de compétences. »

Comment réagir face à une personne radicalisée ? La boite à Pandore, 2017 (avec Laura Panzoni)
« Comment dialoguer avec une personne plongée dans la radicalisation ? Comment trouver la porte d’entrée d’un dialogue qui mène à la discussion et à un processus de retour vers  » un vivre ensemble  » de personnes qui refusent celui-ci ? C’est à ces questions terriblement d’actualité dans les écoles, les centres sportifs, les groupes de jeunes que les auteurs répondent et proposent des pistes de réfléxion et d’action.
Laura Passoni, qui a été radicalisée jusqu’à partir en Syrie, dialogue ici avec le professeur Hicham Abdel Gawad. Elle apporte les éléments qui ont conduit à son processus de radicalisation, explique son parcours de pensée et son approche aujourd’hui.
Le professeur Hicham Abdel Gawad, lui, amène les éléments pratiques pour comprendre ce discours véhiculé par les extrémistes. Il le déconstruit tout en respectant la Foi de son interlocuteur (il n’est pas question ici de vouloir rendre athée qui que ce soit) et amène à une perception qui permet le  » vivre ensemble ».

Hoffner Anne-Bénédicte. Les nouveaux acteurs de l’Islam. Bayard. 2016
Josset Raphaël, La complosphère, Lemieux, 2015
Kepel  Gilles, Terreur dans l’Hexagone, 2015 / Passion Française, 2014
Khosrokavar Farhad, La radicalisation, 2014
Luizard Pierre-Jean, Le piège Daech, Poche 2017
Maalouf Amin, Les identités meurtrières, 1998
Le dérèglement du monde, 2009
Mucchielli Laurent, La violence des jeunes en question, Champ Social, 2009, en collaboration avec V. Le Goaziou.
Nathan Tobie. Les âmes errantes. L’iconoclaste. 2017

Riffi Daoud, enseignant, historien, éditeur aux éditions Tasnîm

Vous trouverez ICI un article de Daoud Riffi sur le wahhabisme et son évolution, depuis la création de ce mouvement par Abdel Ibn Wahhad (1703/1792) jusqu’à aujourd’hui.
« Condamné à ses débuts comme une innovation et une hérésie, souvent confondu avec le salafisme, le wahhabisme saoudien demeure mal connu. » Cet article apporte des éclairages essentiels pour expliquer au jeunes ce qu’est l’invention d’une tradition ».

Roy Olivier, Le Djihad et la mort, 2016
Thomson Daniel, Les Revenants, Seuil, 2016
Trévidic Marc, Terroristes, les 7 piliers de la déraison, 2014